Article de 699 mots ⏱️ 4 min de lecture

Nate Boyer a réussi des épreuves que peu osent affronter. Ancien béret vert de l’armée américaine, il a joué au football universitaire en Division I, avant de décrocher une place dans la NFL.

Cependant, il confie sans détour avoir dû redoubler à l’école de parachutisme.

Alors que l’équipe de ZoneArmee.com était à Baltimore pour le 126e match entre l’armée de Terre et la Marine, nous avons eu l’occasion d’échanger avec des vétérans et militaires en activité sur le service, cette rivalité emblématique et bien plus. Avant la rencontre, nous avons pu interviewer Nate Boyer.

« Il n’y a rien de comparable à Army-Navy. C’est un moment unique, » nous a-t-il expliqué. « Ce match se joue ce jour-là pour une raison. C’est le seul où tous les spectateurs savent que les hommes sur le terrain sont prêts à mourir pour eux. C’est impressionnant ! De vrais gladiateurs, pas dans le jeu mais dans ce qu’ils sont prêts à faire pour nous ensuite. »

Profondément marqué par sa double expérience militaire et sportive, Nate Boyer a répondu pour nous à cinq questions que seuls des vétérans oseraient poser. Il partage avec franchise ses avis sur les repas de combat (MRE), ses galères et d’autres moments marquants.

5 questions à Nate Boyer, béret vert et ancien joueur NFL

1 – Quelle a été la situation la plus froide que tu aies connue ?

Lors de ma formation, pendant le Q-course. La nuit précédente, il avait plu et nous étions trempés, puis la température est tombée sous zéro, gelant nos uniformes. Je n’ai pas la température exacte, mais j’avais l’impression qu’il faisait un milliard en dessous de zéro.

2 – Peux-tu raconter un moment où tout le monde a fait des pompes à cause de toi ?

Celle-ci est vraie ! Non seulement tout le monde a fait des pompes à cause de moi, mais en plus, tout le monde voulait me tuer. C’était lors de la sélection des Forces Spéciales. À l’époque, je portais des lunettes corrigées et je ne les trouvais plus en pleine nuit alors que j’avais une envie pressante. Je suis sorti sans savoir où était la salle de bain et j’ai fait pipi dehors. Un cadre m’a vu, a réveillé toute la classe de sélection, m’a fait venir devant tout le monde et m’a demandé d’expliquer ce que j’avais fait et pourquoi j’étais un bon à rien. Étonnamment, je n’ai pas été écarté, je ne sais pas comment. Ils auraient dû, mais voilà, j’ai pissé sur des rochers.

3 – Quel est ton refuge mental quand les choses se compliquent ?

Je ne sais pas si j’ai un endroit mental précis où je me réfugie. Je pense que je rêve simplement à quelque chose que j’aime. Si je suis en entraînement militaire, ce serait peut-être le football ou quelque chose dans ce genre. Je suis un grand rêveur, c’est dans ma nature. Mon esprit s’évade forcément lorsque la situation devient difficile.

4 – Quel est le meilleur et le pire repas de combat (MRE) selon toi ?

Je sors un peu de l’ordinaire concernant les MRE. J’aime le poulet avec des nouilles, même si beaucoup sont surpris. Ce menu comprend du fromage jalapeño, du beurre de cacahuète avec des M&M’s, et tous les accompagnements qui le rendent délicieux. J’adore vraiment ce plat, donc pour moi, c’est le poulet avec nouilles.

Le moins bon ? Sans hésiter l’omelette végétarienne. Beaucoup seront d’accord, c’est un repas difficile à avaler.

5 – Quelle est la bêtise qui t’a valu un échec lors d’une épreuve militaire ?

Je n’ai jamais vraiment eu d’échec complet, mais j’ai été mordu par une recluse brune dans les baraquements de l’école de parachutisme. J’ai donc dû redoubler cette école, ce qui était un gros contretemps. Ça n’a pas été une partie de plaisir.