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La Marine des États-Unis prévoit d’incorporer à sa flotte un nouveau destroyer de missiles guidés de la classe Arleigh Burke, version Flight III, nommé USS Ted Stevens (DDG 128). Ce navire entrera en service le 3 octobre 2026 à Whittier, en Alaska.

Le Flight III représente la plus importante amélioration du programme DDG 51 depuis sa création. Le destroyer combine notamment le nouveau radar AN/SPY-6 et un système de combat amélioré, conçus pour détecter, suivre et neutraliser des menaces balistiques et aériennes de plus en plus sophistiquées. Cette avancée majeure vise à renforcer la protection des groupes de frappe de porte-avions et des forces déployées en première ligne lors d’engagements de haute intensité.

Contrairement aux améliorations progressives des versions antérieures (Flight IIA), la version Flight III a été spécifiquement pensée pour effectuer des missions intégrées de défense aérienne et antimissile simultanées, face à des menaces multiples et complexes. Les capacités de ce destroyer couvrent ainsi tant la défense antiaérienne que les opérations antisubmarines, de guerre de surface et d’attaque longue portée, conservant la polyvalence qui fait de la classe Arleigh Burke la colonne vertébrale des forces navales américaines.

Le radar AN/SPY-6(V)1 est la pièce maîtresse de cette modernisation, remplaçant le radar AN/SPY-1D(V) des versions Flight IIA. Ce radar à balayage électronique actif utilise quatre antennes fixes composées chacune de 37 modules, offrant une couverture à 360 degrés et une sensibilité largement accrue pour la détection, la discrimination et le suivi à longue distance des cibles. Cette avancée est notamment destinée à pallier les lacunes dans la défense contre les missiles balistiques et aériennes, face aux armes plus rapides, furtives et manoeuvrantes de potentiels adversaires.

Le système de lancement vertical Mk 41, équipant le destroyer avec 96 cellules, offre une polyvalence d’armement : missiles Standard, missiles Sea Sparrow évolués, missiles de croisière Tomahawk et roquettes ASROC pour la lutte antisubmarine. Associé au radar SPY-6, ce système permet de détecter les menaces à plus grande distance et de choisir l’intercepteur le mieux adapté selon la trajectoire et la nature de la cible.

Ces nouvelles capacités prennent une importance accrue alors que la Marine américaine retire progressivement ses croiseurs de classe Ticonderoga, transférant ainsi une charge plus importante de la défense aérienne aux destroyers de classe Arleigh Burke. L USS Ted Stevens contribuera ainsi à la surveillance et à la protection de vastes espaces de combat, offrant aux commandants navals plus de temps et de ressources pour faire face aux attaques coordonnées impliquant aéronefs, missiles de croisière, missiles balistiques et drones.

Sources : galaxiamilitar