La France a exprimé son ouverture à une collaboration avec la Suède pour le développement d’un avion de combat de nouvelle génération. Ce projet pourrait réunir Dassault Aviation et Saab, deux fabricants d’aéronefs qui, malgré leur concurrence historique, partagent un ADN commun et un profond respect mutuel.
Le chasseur suédois JAS-39 Gripen a démontré une redoutable compétitivité face au Rafale français, notamment en remportant plusieurs appels d’offres en Suisse, au Brésil et en Colombie. Par ailleurs, l’Ukraine a décidé de moderniser sa force aérienne en acquérant à la fois seize Gripen E/F et en planifiant l’achat d’un nombre équivalent de Rafale d’ici 2028.
La propulsion constitue un enjeu crucial : la France, grâce à Safran, dispose d’une expertise avancée permettant une indépendance stratégique, alors que le Gripen utilise un moteur américain, le GE Aerospace F404. Cette complémentarité pourrait être un facteur clé de partenariat dans la conception d’un nouvel appareil.
Cette initiative intervient après l’échec du programme européen FCAS associant l’Allemagne, l’Espagne et la France. Les liens militaires et industriels entre la France et la Suède se sont renforcés ces dernières années, ouvrant la voie à un échange de savoir-faire, notamment dans la production de moteurs d’aéronefs.
Les deux entreprises ont déjà collaboré dans le passé, notamment sur le drone de combat nEUROn. La visite prévue du président Macron à Stockholm le 31 août devrait formaliser ces discussions. En parallèle, Saab travaille sur des concepts innovants pour des systèmes de combat aériens « tripulés et non tripulés » via son projet Konceptprogram Framtida Stridsflygsystem.
Sachez enfin que la Suède, également sollicitée par l’Allemagne, doit décider de l’avenir de sa flotte aérienne avant septembre 2027, ce qui pourrait influencer la direction de cette future coopération franco-suédoise.
