Dans la nuit du 6 au 7 septembre 2026, la Russie a lancé une offensive meurtrière contre Kiev, utilisant des missiles balistiques, hypersoniques et des missiles de croisière, en violation flagrante de son propre cessez-le-feu. Deux personnes ont été tuées et dix autres blessées lors de ces attaques ciblant aussi bien des infrastructures civiles que militaires. Parmi les armes déployées figuraient notamment des missiles Oniks hypersoniques tirés depuis les oblasts de Briansk et de Koursk, des missiles balistiques Iskander-M/S-400/KN-23 depuis Briansk et Voronej, ainsi que 32 missiles de croisière Kh-101 lancés depuis des bombardiers stratégiques au-dessus de la région de Volgograd.
La défense ukrainienne a réussi à intercepter la quasi-totalité des projectiles ennemis : deux missiles balistiques, 31 sur 32 missiles de croisière, et 142 drones d’attaque ont été détruits. Pourtant, les débris des missiles abattus ont touché 29 sites, en endommageant neuf autres.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait état de dégâts importants dans les bâtiments résidentiels et l’infrastructure civile de Kiev, ainsi que dans plusieurs autres régions dont Odessa, Kharkiv, Sumy, Zaporizhzhia et Dnipro. Il a confirmé que les secours ont porté assistance à tous les blessés et ont réussi à évacuer des habitants, tout en exprimant ses condoléances aux familles des victimes.
En réaction, l’Ukraine a mené une frappe ciblée sur une raffinerie à Saratov, située à proximité de la base principale du bombardier stratégique russe Engels-2, suscitant d’importants incendies. Des vidéos montrent des drones ukrainiens, probablement des drones d’attaque, participant à ces opérations.
Le contexte demeure marqué par une intensification des combats sur le terrain, notamment dans les régions de Zaporizhzhia, Dnipropetrovsk et autour de Kharkiv, où les forces russes subissent d’importantes pertes malgré leurs avancées. La tactique russe évolue vers des bombardements terroristes quasi quotidiens contre des cibles civiles, en particulier des infrastructures énergétiques, visant à déstabiliser les régions ukrainiennes encore tenues.
Les tentatives récentes des États-Unis pour jouer un rôle de médiateur de paix, incarnées par leurs émissaires, ont été rapidement mises à mal par cette reprise des hostilités, où l’espoir d’un accord durable semble pour l’instant très lointain. L’hiver qui s’annonce s’annonce donc particulièrement difficile pour l’Ukraine, qui envisage de poursuivre ses frappes en représailles contre les infrastructures militaires russes situées dans les zones urbaines, ce qui pourrait entraîner des pertes énergétiques sensibles pour la Russie également.
