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Le Type 076 Sichuan, un navire d’assaut amphibie chinois d’environ 40 000 tonnes, innove en combinant une cale inondable classique avec un pont d’envol intégral équipé d’un catapultage électromagnétique (EMALS) et d’un dispositif d’arrêt. Cette architecture hybride, intermédiaire entre un porte-aéronefs classique et une coque amphibie Type 075, vise à lancer et récupérer des drones de combat à voilure fixe, notamment le GJ-21, à partir d’un bâtiment destiné à l’origine à la projection de forces.

Le Sichuan, mesurant entre 250 et 260 mètres, conserve un well deck pour les débarquements mais se distingue par ses deux îlots et un pont continu intégrant un unique catapultage EMALS issu du même type que celui inauguré sur le porte-avions Fujian. Cela fait de lui le premier navire amphibie à utiliser cette technologie complexe, jusqu’alors réservée à un porte-avions nucléaire. Cette duplication industrielle du système est un signe que la Chine souhaite une modularité de ses équipements embarqués et prépare vraisemblablement d’autres variantes de navires avec ce type de catapultage.

Le drone GJ-21, dérivé naval du GJ-11 Sharp Sword, est au cœur de cette stratégie. Ce stealth drone à voilure volante, plus proche d’un avion naval que d’un drone commercial, possède un volume interne pour armement, un crochet d’appontage et nécessite un catapultage pour embarquer en charge utile significative. Son développement impose de répondre à des normes strictes en matière de résistance à la corrosion marine, aux chocs et aux opérations de récupération en mer, ainsi qu’une forte demande électrique pour alimenter le catapultage sans perturber les autres systèmes du navire.

À l’été 2026, le Sichuan était en phase avancée d’essais en mer, avec des démonstrations de lancement et tests d’équipements, tandis que le GJ-21 poursuivait ses essais en vol. Toutefois, bien que le potentiel d’opérer des jets J-35 ou des avions de surveillance KJ-600 ait été évoqué, aucune preuve publique ne confirme ces capacités sur ce navire amphibie à ce jour. De même, il n’a pas été officialisé la construction d’un second exemplaire, le programme restant pour l’instant centré sur ce prototype.

Techniquement, le défi majeur consiste non seulement à intégrer l’EMALS dans un navire plus léger que le Fujian, mais aussi à garantir un cycle opérationnel complet : lancement, récupération, rangement, ravitaillement et redéploiement des drones. Ces opérations requièrent un carénage du pont et une coordination logistique et de formation complexes, sans équivalent dans les flottes amphibies actuelles.

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Sources : china-arms