Un poste de missiles sol-air antimissiles balistiques russe lourd et longue portée S-400 a été détruit en Crimée occupée. Un nouveau drone de chasse ukrainien développé par Wild Hornets a franchi la barre des 11 km d’altitude. Par ailleurs, près de 400 civils ont été tués et plus de 2 600 blessés lors d’attaques russes menées avec des drones à courte portée contre des populations civiles entre février et avril 2025.
Les forces russes ont à nouveau bombardé la capitale ukrainienne, Kiev, malgré leurs déclarations affirmant que toute attaque contre un État souverain constitue une violation de la Charte des Nations unies. Au moins six civils ont perdu la vie et dix-neuf autres ont été blessés lors de ces raids.
Les services de renseignement ukrainiens (HUR) ont confirmé avoir neutralisé un poste du système de défense aérienne S-400 en Crimée occupée. Ce système antimissile sophistiqué, reconnu pour sa capacité de défense à moyenne et longue portée, a perdu deux radars de conduite de tir 92N2E, un radar de détection 91N6E ainsi qu’une plateforme lance-missiles. Privé de ses radars, le système est totalement rendu inefficace, ne pouvant ni détecter ni engager de cibles.
L’opération, vraisemblablement menée de nuit comme l’indiquent les images infrarouges des drones ukrainiens FPV, pourrait avoir nécessité une infiltration terrestre ou un lancement à partir d’une embarcation rapide, étant donné que la portée actuelle des drones FPV est limitée à environ 50 km, alors que la Crimée occupée se trouve au-delà de cette distance.
Une nouvelle version ukrainienne de drone de chasse développée par Wild Hornets a atteint une altitude record de 11 km, ce qui permet en théorie d’intercepter des cibles jusqu’à cette hauteur. Ce progrès est particulièrement important face aux missiles Shahed, qui volent désormais à 3 à 4 km d’altitude pour éviter les défenses ukrainiennes au canon.
Par ailleurs, les Nations unies ont confirmé que près de 3 000 civils ukrainiens ont été victimes des attaques menées par les drones russes à courte portée entre février et avril 2025. Ces attaques sont considérées comme des crimes de guerre délibérés, les forces russes ayant pleinement conscience des cibles touchées et disposant même de la possibilité d’interrompre les opérations au dernier moment.
Les pertes russes enregistrées hier restent modérées, avec environ 970 soldats tués, 89 véhicules de transport détruits, 13 pièces d’artillerie automotrices, 4 véhicules blindés de combat d’infanterie ou de reconnaissance et un seul char détruit, selon le renseignement militaire ukrainien.
Ces chiffres confirment les informations selon lesquelles l’offensive estivale russe serait pour l’heure stoppée. Toutefois, les tactiques russes restent marquées par des offensives massives à haut coût humain, rappelant les charges suicides des soldats japonais de la Seconde Guerre mondiale, visant à ralentir les contre-offensives ukrainiennes.
Selon des sources de renseignement sur les activités russes (RUMINT), deux écoles de drones russes seraient établies à Kherson, sur la rive gauche du Dnipro. Au lieu de s’entraîner sur des champs de tir, ces unités effectueraient des exercices en ciblant des zones civiles dans la région.
Enfin, la ville de Dnipro et sa région ont de nouveau subi des bombardements ciblés. Au moins trois civils ont été tués et quatorze blessés lors de ces nouvelles attaques terroristes visant la population civile.