Un député britannique a tiré la sonnette d’alarme concernant le programme E-7 Wedgetail de surveillance aérienne avancée, évoquant un « risque majeur » face aux retards, la réduction des commandes et les incertitudes quant à l’engagement américain.

Lors de son intervention devant la Commission de la Défense jeudi, Calvin Bailey a déclaré : « Pour l’E-7, nous devions en acheter cinq, puis seulement trois. Ils accusent un retard considérable et sont trop coûteux. Un appareil bénéficie d’une autorisation spéciale, ce qui signifie qu’il existe un élément inconnu qui l’empêche d’obtenir une certification standard. Les Américains se sont retirés de leur engagement envers le programme et Boeing semble indécis. »

Le ministre de la Défense, John Healey, a refusé de commenter publiquement les détails du programme mais a proposé une réunion à huis clos pour répondre aux questions : « Monsieur Bailey, si vous avez une série de questions sur le Wedgetail, veuillez les transmettre par le biais du greffier, je vous répondrai. »

De son côté, Bailey a indiqué qu’aucun échange de suivi n’avait eu lieu, malgré une précédente séance confidentielle : « Il y a un risque assez important pour le programme. »

Ce nouvel échange met en lumière les inquiétudes croissantes autour du futur parc réduit d’E-7 au Royaume-Uni, qui doit remplacer l’E-3D Sentry, retiré du service, comme principal système britannique de surveillance aérienne avancée et de commandement.

Initialement destiné à comporter cinq appareils, le nombre d’E-7 a été réduit à trois en 2021 pour des raisons budgétaires. Au moins un avion subit actuellement des modifications sur le territoire britannique, mais n’a pas encore reçu les autorisations militaires standards indispensables à son déploiement opérationnel.

Ni le ministre de la Défense ni les responsables du ministère n’ont apporté de nouvelles garanties concernant le coût, le calendrier ou la viabilité opérationnelle lors de la session publique.