Face aux enjeux de sécurité nationale et dans le cadre de sa stratégie visant à renforcer l’autonomie stratégique dans la fabrication d’armements, le ministère indien de la Défense intensifie le contrôle des composants d’origine chinoise présents dans les équipements militaires. Une analyse approfondie du contenu local des plateformes de défense est également programmée. Pour mener à bien cette démarche, le ministère prévoit de faire appel à un consultant externe chargé d’examiner les processus d’approvisionnement, d’évaluer les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement, et d’analyser les coûts liés aux transferts technologiques opérés par l’Organisation indienne de recherche et développement en défense (DRDO).
Cette décision intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes avec la Chine et face à la dépendance mondiale envers les composants fabriqués en Chine. Des pièces venues de ce pays ont été identifiées dans de nombreux systèmes militaires à travers le monde, notamment dans les domaines électroniques et des sous-systèmes critiques, ce qui pose des risques majeurs à la sécurité, tels que des portes dérobées potentielles, des risques de rupture d’approvisionnement, ou une dépendance stratégique.