Les technologies spatiales ne sont plus une frontière lointaine, mais une base essentielle pour la vie quotidienne et le développement mondial, affirme la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed.
À Vienne, lors du Forum des Nations unies sur les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, Amina Mohammed a appelé à une coopération internationale renforcée. Elle a souligné la dépendance croissante du monde aux satellites, indispensables pour la gestion des catastrophes, la défense et la surveillance climatique.
« L’espace n’est pas la dernière frontière, c’est le socle de notre présent », a déclaré Mme Mohammed. « Sans les satellites en orbite, notre système alimentaire mondial s’effondrerait. Les secours d’urgence perdraient leurs moyens vitaux. Les climatologues seraient aveugles, et nos espoirs d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) resteraient hors de portée. »
Élargir l’accès à l’espace
Depuis près de sept décennies, le Comité des Nations unies pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique — nom officiel du forum — promeut la coopération internationale grâce aux traités spatiaux, aux lignes directrices de durabilité et à l’Agenda spatial 2030.
Amina Mohammed a mis en lumière les actions de l’ONU, via le Bureau des affaires spatiales (UNOOSA), pour rendre l’espace plus accessible, notamment aux États membres qui sont encore plus de la moitié à ne pas disposer d’un satellite en orbite.
Les programmes de l’UNOOSA ouvrent des opportunités aux jeunes et aux femmes des pays en développement, favorisant une génération inclusive de futurs leaders du secteur spatial. Le bureau accompagne également les pays dans le renforcement de leurs capacités spatiales, par des ateliers techniques et un soutien aux programmes émergents.
Espace et développement durable
Fraîchement revenue de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement à Séville, en Espagne, Mme Mohammed a rappelé que toutes les priorités définies par l’ONU pour accélérer le développement durable reposent sur les technologies spatiales.
Elle a également transmis un message clé de la conférence : « À l’ère des investissements contraints, nous devons aligner les capitaux sur des solutions à fort impact, et l’espace en fait partie ».
« Depuis l’espace, aucune frontière ni pays n’est visible, il n’y a qu’une planète partagée, un foyer commun. Que cette vision vous guide dans l’élaboration des cadres de gouvernance de l’exploration et de l’utilisation de l’espace », a-t-elle conclu. « Faisons de l’espace un catalyseur pour atteindre les ODD. »