Au cœur du Kerala, royaume intemporel des moussons, un avion de chasse furtif de la Royal Navy a fait une halte imprévue, capturant l’attention locale et les réseaux sociaux.

Dans le calme habituel du Kerala, entre les cocotiers bercés par la brise, les éléphants en pleine sieste et les plantations de thé en ébullition, une silhouette inattendue fend soudainement les nuages monsoniques. Un avion de chasse furtif F-35B Lightning II d’une valeur de 88 millions de livres sterling s’est posé en urgence à l’aéroport international de Thiruvananthapuram, surnommé affectueusement TVM par les locaux, qui l’ont rebaptisé pour l’occasion « Temporarily Visiting Monarch ».

Ce chasseur, rattaché au groupe aéronaval du HMS Prince of Wales, menait des exercices conjoints avec la marine indienne au-dessus de l’océan Indien quand des conditions météorologiques défavorables ont forcé un atterrissage en urgence. Certains racontent que le pilote a murmuré un juron britannique avant de demander cette diversion, d’autres qu’il avait simplement envie d’un plat local, le sambar, une spécialité épicée du sud de l’Inde.

L’appareil s’est posé avec la dignité d’un véritable gentleman britannique : silencieux, impressionnant, avec une pointe de confusion.

Le personnel au sol du Kerala, d’abord surpris, a rapidement alerté ses supérieurs avant de céder à la tentation des selfies avec l’avion. Mais le F-35B a rapidement souffert d’un « incident hydraulique », terme révélé par la Royal Navy qui signifie en clair : « Je ne bouge plus tant que mes ingénieurs n’arrivent pas, accompagnés d’un peu d’eau de coco et peut-être d’un massage monsoon ».

Malgré les tentatives, le jet est resté immobilisé. La Royal Navy a poliment décliné la proposition d’Air India de placer l’appareil dans un hangar, invoquant des raisons de sécurité liées à la protection de sa technologie furtive — autrement dit, ils ne souhaitaient pas que n’importe qui examine les systèmes radar sophistiqués.

L’avion de guerre, estimé à 88 millions de livres, est ainsi resté stationné, sous un ciel de mousson, dans une baie isolée, protégé par des soldats indiens en gilets haute visibilité, armés de fusils anciens. Une sorte de « Top Gun » version locale.

Après deux semaines, le Kerala Tourism Board a saisi l’opportunité. Avec humour, ils ont diffusé un dessin animé où le F-35B se prélasse sous des palmiers, accompagné d’une critique imaginaire en anglais, censée provenir de l’avion lui-même : « Kerala est un endroit incroyable, je n’ai plus envie de partir. » La légende : « Kerala : la destination dont on ne veut jamais partir. »
Subtile, mordante et charmante.

Les réseaux sociaux ont réagi avec enthousiasme. Certains suggéraient d’attribuer la citoyenneté indienne à l’avion, d’autres de diffuser cette illustration sur les bus londoniens. D’aucuns imaginaient même le pilote entamer une nouvelle vie locale, inspirée par l’émission populaire ‘Bigg Boss Malayalam’.

Dans le même temps, les autorités de Londres ont discrètement retiré toutes les données de suivi de vol publiques, visiblement dépassées par l’ampleur de l’attention médiatique.

Selon des messages sur Twitter et Instagram, l’aéroport aurait même commencé à facturer les frais de stationnement, rappelant que même le jet du roi n’échappe pas à la bureaucratie.

En réponse à la situation, l’Inde a apporté un soutien logistique tandis que la Grande-Bretagne a dépêché une équipe d’ingénieurs et de techniciens spécialisés accompagnés d’équipements spécifiques, dont un grand tournevis, une clé Allen et une lettre d’excuses.

Au 6 juillet, le F-35B restait immobilisé, l’équipage britannique, arrivé dans un Airbus A400M, a pris en charge la situation, déplaçant le chasseur vers une installation locale dédiée à la maintenance, réparation et révision (MRO).

Cette équipe, composée de 14 experts techniques et 10 membres d’équipage, doit évaluer si l’avion peut être remis en état sur place ou bien s’il devra être démonté et rapatrié au Royaume-Uni. Un démontage complexe, notamment des ailes, serait nécessaire, impliquant probablement un Boeing C-17 Globemaster de la Royal Air Force pour le transport.

Le F-35, construit par Lockheed Martin, est un avion de combat extrêmement sophistiqué, léger et puissant, réalisé en matériaux composites et capable d’emporter des armes de précision. La variante B est spécialement conçue pour les opérations depuis des porte-avions. Des ingénieurs de Lockheed Martin sont attendus sur place pour collaborer avec l’équipe britannique.

Le F-35 est considéré, après le F-22, comme l’un des meilleurs appareils de chasse au monde.

Enseignements à retenir :

  • Il ne faut jamais sous-estimer la puissance des moussons du Kerala.
  • Il est indispensable d’avoir toujours un fluide hydraulique de secours à portée de main.
  • Et pour la Royal Navy, il faut envisager qu’un avion furtif puisse un jour devenir une attraction touristique majeure en Inde.