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Les chercheurs de l’Armée américaine accélèrent le déploiement des capacités de guerre électromagnétique en développant de nouvelles méthodes offrant plus de rapidité et de flexibilité sur le terrain.

Le programme DynamIQ Electromagnetic Attack (EA) du Centre C5ISR – dédié au Commandement, Contrôle, Communications, Informatique, Cyber, Renseignement, Surveillance et Reconnaissance – améliore la mobilité des outils de guerre électromagnétique (EM) afin de suivre le rythme opérationnel imposé par les conflits actuels.

Le centre soutient également l’arsenal électromagnétique de l’Armée, présenté cette année lors des exercices Project Convergence Capstone 5 et Cyber Quest 2025. Cette plateforme permet aux soldats d’accéder à un référentiel complet comprenant techniques EM, systèmes et cibles, facilitant ainsi la compréhension des moyens disponibles et une réaction immédiate face à l’adversaire.

Le cœur du programme DynamIQ EA réside dans la capacité à transférer des techniques de guerre électromagnétique validées en laboratoire ou issues de systèmes existants vers de nouvelles plateformes matérielles en quelques heures seulement, et sans besoin de développement supplémentaire, explique Shane Snyder, chef de branche. Cette approche permet à l’Armée d’économiser temps, argent et ressources, en passant des systèmes EM hérités à des solutions plus portables.

« L’Armée construit une base flexible pour faire face à l’évolution des menaces en concevant une charge utile modulaire pour les missions », précise Shane Snyder. « Le développement modulaire des techniques EM garantit l’indépendance par rapport aux plateformes. Les soldats ont désormais la liberté de choisir les outils adaptés à chaque mission. »

Le Centre C5ISR bénéficie d’une solide expérience en recherche et développement dans le domaine des systèmes électromagnétiques pour l’Armée, souligne Snyder. Plusieurs équipes travaillent simultanément sur des systèmes EM offensifs et de protection pour garantir la sécurité des soldats contre les menaces EM tout en affectant les cycles de décision ennemis via des techniques d’attaque EM.

Le travail des scientifiques et ingénieurs du Centre C5ISR, en collaboration avec les soldats, notamment le 11e bataillon cyber depuis sa création en 2019, lors d’essais sur le terrain et d’expérimentations, a apporté un retour opérationnel précieux, indique Yaakov Gorlin, expert en guerre électromagnétique au sein du centre.

Des événements tels que Project Convergence et Cyber Quest offrent au centre des opportunités pour tester des concepts émergents et des technologies en maturation, tout en recueillant des retours directs lors de leur mise en œuvre par les soldats. Ces interactions permettent aux ingénieurs et chercheurs d’adapter rapidement les capacités développées afin de répondre au mieux aux besoins opérationnels.

« Le retour direct des soldats durant le développement accélère significativement le rythme de progrès », commente Gorlin. « Les chercheurs doivent comprendre la portée opérationnelle de leurs travaux en laboratoire. Ces échanges participent à l’amélioration de l’ergonomie et à la réduction de la charge cognitive. Les logiciels sont ainsi conçus sur mesure pour l’utilisateur. »