Suite aux récents affrontements entre l’Inde et le Pakistan, le chef de l’armée de l’air pakistanaise a profité d’une visite aux États-Unis pour demander la donation de radars AN/TPS-77 à Lockheed Martin. Cette requête vise à restaurer les capacités de défense aérienne du Pakistan après la destruction de plusieurs de ces systèmes clés lors de frappes indiennes.
Le Pakistan cherche à compenser ses pertes dans la surveillance aérienne
Lors de l’opération Sindoor, menée entre le 8 et le 10 mai 2025, l’Indian Air Force (IAF) a détruit avec précision trois radars AN/TPS-77 pakistanais sur six. Ces frappes, ciblant notamment les bases aériennes d’Ijwala et de Chunian, ont gravement affecté le réseau de surveillance aérienne pakistanais, compromettant ainsi la capacité de la Pakistan Air Force (PAF) à surveiller efficacement son espace aérien.
Les radars AN/TPS-77 sont des systèmes mobiles de surveillance aérienne 3D à longue portée, capables de détecter des cibles jusqu’à 450 kilomètres. Acquis en 2008 auprès de Lockheed Martin pour un montant de 89 millions de dollars, ils constituent une pierre angulaire du dispositif de défense aérienne pakistanais, assurant l’alerte précoce et le suivi des menaces aériennes.
La perte de la moitié des radars AN/TPS-77 a créé une vulnérabilité importante pour la PAF, qui dépend de ces équipements pour maintenir la souveraineté de son espace aérien face aux menaces régionales.
La demande formulée aux États-Unis reflète donc une priorité stratégique : restaurer sans délai les capacités de détection et d’alerte, élément crucial dans un contexte de tensions persistantes entre Islamabad et New Delhi.