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L’armée américaine annonce une réduction drastique de son programme d’équidés militaires, marquant la fin progressive de l’utilisation des chevaux, ânes et mules dans ses effectifs. Sauf exceptions pour des unités équestres à vocation cérémonielle, les opérations seront arrêtées sur cinq bases, les animaux devant être donnés ou transférés à des propriétaires privés.

Cette décision vise à « aligner davantage de ressources sur la capacité opérationnelle et la préparation au combat », indique le communiqué de l’armée. Elle devrait permettre une économie annuelle de 2 millions de dollars tout en redéployant les fonds et les soldats dédiés à ces programmes vers des priorités liées à la préparation au combat, sans plus de précisions.

Le Pentagone possède actuellement 236 équidés entretenus dans différentes bases, selon la porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Ruth Castro.

Cette réduction, qui s’étalera sur un an, conduira à la fermeture des programmes équins sur les bases de Fort Irwin (Californie), Fort Huachuca (Arizona), Fort Riley (Kansas), Fort Sill (Oklahoma) et Fort Hood (Texas). Seules deux unités équestres seront conservées, notamment le 3e régiment d’infanterie, surnommé « The Old Guard », à Arlington National Cemetery en Virginie. Cette unité a repris ses services de caisson en juin, après une pause de deux ans suite au décès de deux chevaux, avec un investissement supérieur à 18 millions de dollars dans l’immobilier et le matériel de ces chevaux de cérémonie.

Si l’époque du cheval de guerre est révolue, l’animal n’a pas totalement disparu du champ de bataille. Des soldats des forces spéciales américaines ont par exemple utilisé des chevaux fournis par l’Alliance du Nord lors de l’invasion initiale de l’Afghanistan en 2001.

La dernière charge de cavalerie américaine s’est déroulée il y a 83 ans, durant la Seconde Guerre mondiale aux Philippines. Le 26e régiment de cavalerie, composé de combattants américains et philippins, a résisté aux forces japonaises en utilisant des tactiques équestres. Le 16 janvier 1942, le lieutenant Edward Ramsey a mené ses hommes montés au village de Morong, ordonnant l’attaque face à une infanterie japonaise plus nombreuse. Cette charge soudaine a repoussé l’ennemi.

L’armée précise que des vétérinaires spécialisés dans les équidés superviseront la fin progressive du programme et l’adoption, la vente ou la donation des animaux concernés.