Le ministère de la Défense annonce la mise en place de nouveaux dispositifs d’emploi à court terme au sein des forces armées, ainsi qu’une accélération du processus d’intégration des candidats. Cette initiative vise à remédier aux difficultés persistantes de recrutement et de fidélisation enregistrées ces dernières années.
Interrogé au Parlement par la députée libérale-démocrate Rachel Gilmour, le ministre de la Défense Luke Pollard a souligné que le gouvernement avait « hérité d’une crise du recrutement et de la rétention du personnel venant de la précédente administration ». Il a rappelé que la récente Revue stratégique de défense mettait en avant une nouvelle approche destinée à « reconnecter la société avec les forces armées et la raison d’être de la Défense ».
Au cœur de cette démarche, l’accélération des délais est primordiale : il s’agit de réduire le temps écoulé entre la manifestation d’intérêt d’un candidat et son intégration effective. Parmi les projets en cours figure un programme dit de « année de transition », proposant aux jeunes un emploi à durée déterminée dans divers métiers des forces armées. Ces contrats offriront des formations qualifiantes, des apprentissages ainsi que la découverte de la vie militaire, sans engagement à long terme.
Le ministre a insisté sur l’objectif d’« offrir des voies d’accès inédites aux forces armées, qui attirent davantage de candidats issus de milieux diversifiés ».
Luke Pollard a également confirmé la poursuite de mesures déjà mises en œuvre et qui portent leurs fruits, telles que l’augmentation des salaires des recrues et personnels en service, la révision des critères médicaux obsolètes d’entrée, ainsi qu’une nouvelle voie d’accès directe pour les spécialistes du cyber. Le ministère travaille aussi à réduire le délai d’émission des offres conditionnelles et des dates provisoires de début de formation.
Selon le ministre, ces mesures ont un impact tangible : « D’année en année, les candidatures aux forces armées augmentent, avec une augmentation des effectifs entrants de 19 % – les objectifs de recrutement de la Royal Navy ayant même été dépassés – tandis que le taux de départ a diminué de 7 % », a-t-il déclaré devant le Parlement.