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Quatre ressortissants chinois ont été arrêtés jeudi après avoir été surpris en train de photographier la base aérienne de Tanagra, située au nord d’Athènes. Cette base accueille les 24 chasseurs Rafale du 114e Escadron ainsi que le quartier général de la Force aérienne tactique hellénique. Les installations de Hellenic Aerospace Industries jouxtent la base.

Ce sont d’abord les agents de sécurité de ces installations qui ont remarqué le comportement suspect de ces individus, leur demandant de quitter les lieux. Ceux-ci ne s’en sont pas rendus, mais se sont simplement déplacés vers un pont à proximité, où ils ont continué à photographier les infrastructures militaires de Tanagra.

Avertie, la police de la Force aérienne grecque est intervenue et a procédé à l’arrestation des quatre « photographes », qui ont été conduits au commissariat local. Lors de leur audition, ces Chinois ont affirmé être de simples touristes. Pourtant, en dépit de la richesse historique et culturelle de la Grèce, ils détenaient de nombreuses photos des avions Rafale et des installations sensibles de la base, ce qui a éveillé l’intérêt de l’Ethniki Ypiresia Pliroforion (EYP), le service de renseignement grec.

Les quatre personnes arrêtées affirment être venues pour le tourisme et prétendent ignorer qu’il s’agissait d’une zone militaire. Toutefois, les autorités demeurent sceptiques. Leur insistance à documenter des zones sensibles, même après avoir été priées de s’éloigner, pose de sérieuses questions quant aux motivations réelles de cette « promenade innocente ».

Une enquête pour espionnage a été ouverte. Les quatre ressortissants chinois devront comparaître devant le parquet le 12 juillet, où ils seront formellement inculpés. Les autorités hellènes cherchent à déterminer s’il s’agit d’un incident isolé ou d’une opération organisée de collecte de renseignements.

Ce dossier a également fait réagir en Inde, qui entretient de bonnes relations diplomatiques et militaires avec la Grèce. La situation s’envenime alors que la Chine est accusée de mener une campagne de discrédit contre le Rafale, notamment après que le Pakistan ait affirmé qu’un de ses chasseurs J-10 – de conception chinoise – avait abattu un Rafale en mai dernier lors de l’Opération Sindoor.