Le gouvernement Modi est de plus en plus pressé de sortir d’une longue période d’inertie, selon ses détracteurs, et de remédier à la baisse de la préparation opérationnelle de l’Armée de l’air indienne (IAF). Avec un effectif réduit à seulement 30 escadrons de chasseurs, bien en dessous de la force autorisée de 42, la capacité de l’IAF à protéger l’espace aérien de l’Inde face aux tensions croissantes avec la Chine et le Pakistan est mise à rude épreuve. Le succès récent de l’opération Sindoor en mai 2025, bien que démontrant l’efficacité au combat de l’IAF, met en lumière l’impérieuse nécessité d’une action rapide pour renouveler la flotte, moderniser les équipements et rétablir la puissance des escadrons afin de répondre aux exigences d’un environnement sécuritaire à multiples fronts.
Le nombre d’escadrons de l’IAF a diminué du fait de la mise à la retraite progressive de nombreux avions vieillissants, tels que les MiG-21 et MiG-27, sans qu’un remplacement à la hauteur ne soit engagé. À la mi-2025, l’aviation de combat indienne dispose d’environ 30 escadrons, composés principalement de Su-30 MKI, MiG-29, Mirage 2000, Jaguar IS/IB et des récents Rafale. Cependant, la retraite du dernier escadron de MiG-21 en 2025, associée aux retards dans les acquisitions nationales et internationales, situe l’IAF dans une position critique de sous-effectif.
Cette situation est particulièrement préoccupante au regard du face-à-face en cours avec la Chine le long de la Ligne de Contrôle Réelle (LAC) et de la menace persistante que représente le Pakistan, comme l’a rappelé le conflit de mai 2025. La revitalisation des forces aériennes apparaît donc comme un enjeu stratégique majeur pour assurer la souveraineté et la sécurité de l’Inde dans une région aux tensions géopolitiques croissantes.