Le Royaume-Uni et la France ont élaboré des plans opérationnels mûrs pour le déploiement d’une force multinationale de réassurance en Ukraine, une fois les hostilités terminées, a déclaré le ministre britannique de la Défense, Luke Pollard.

Dans une réponse écrite à une question parlementaire posée par la députée Priti Patel, Luke Pollard a précisé que les deux pays co-dirigent les efforts de planification militaire dans le cadre de la « Coalition des volontaires », une alliance souple regroupant plus de 30 nations coordonnant le soutien à l’Ukraine après la guerre.

« Depuis le Sommet de la Coalition des volontaires à Londres en mars 2025, le Royaume-Uni et la France ont co-dirigé les efforts de planification militaire et rassemblé plus de 30 pays lors de quatre rencontres au niveau des dirigeants, dont une à Kyiv », a indiqué Pollard.

Le dernier sommet s’est tenu le 10 juillet, convoqué conjointement par le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron. Selon le ministre, les dirigeants ont confirmé l’élaboration de « plans opérationnels mûrs pour déployer une force de réassurance une fois les hostilités achevées, afin d’aider à sécuriser les espaces aériens et maritimes ukrainiens et à reconstruire les Forces armées ukrainiennes ».

Bien qu’aucun mandat formel de maintien de la paix n’ait encore été établi, la coalition vise à assurer la stabilité post-conflit, à dissuader toute reprise des hostilités, et à soutenir la reconstruction ainsi que la réforme des institutions de sécurité ukrainiennes. Ce concept s’inspire librement des opérations de soutien à la paix menées précédemment par l’OTAN, mais n’a pas encore été formalisé dans un traité ou une résolution officielle.

Les autorités n’ont pas précisé la date de déploiement de cette force ni sous quelle autorité juridique elle interviendrait. Néanmoins, des sources militaires ont indiqué que la mission serait centrée sur la surveillance aérienne et maritime, le déminage, ainsi que la formation conjointe avec les forces ukrainiennes.

Le Royaume-Uni et la France plaident pour un cadre modulaire, permettant aux différents pays de contribuer selon leurs capacités, sans nécessiter une structure formelle sous l’égide de l’OTAN ou de l’Union européenne.