Le récent accident survenu à Dhaka met en lumière la dépendance importante du Bangladesh à un matériel militaire chinois obsolète, suscitant de vives critiques à l’encontre du gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus. Ce drame, impliquant un avion d’entraînement, a coûté la vie à 35 personnes, dont une majorité d’enfants.
Selon les Inter-Services Public Relations (ISPR), le service de communication des forces armées bangladaises, l’appareil en cause était un avion d’entraînement F-7 BGI, un modèle fabriqué en Chine. Cet avion a décollé à 13h06 heure locale lundi avant de s’écraser vers 13h30 sur le bâtiment du Milestone School and College, situé dans le quartier d’Uttara à Dhaka.
Une dépendance critiquée
Ce tragique accident a ravivé les débats sur le choix des équipements militaires au Bangladesh et sur la qualité des matériels en service. Le F-7 BGI, dérivé chinois du MiG-21 soviétique, est reconnu pour sa technologie ancienne et a déjà connu plusieurs incidents dans différents pays utilisateurs.
Les observateurs et experts en défense soulignent que le recours à un tel avion d’entraînement reflète une certaine vulnérabilité stratégique liée à la modernité limitée des forces aériennes bangladaises. Plusieurs voix appellent à une réévaluation des partenariats d’armement et à une diversification des fournisseurs pour améliorer la sécurité et les capacités opérationnelles.
Contexte géopolitique
Le recours au matériel chinois dans les forces armées du Bangladesh s’inscrit dans un contexte de relations étroites entre les deux pays. Pékin est un fournisseur majeur d’armements et d’équipements pour Dhaka, proposant souvent des solutions à coûts compétitifs. Cependant, ces choix stratégiques sont remis en question lorsqu’ils entraînent des conséquences dramatiques, comme dans cet accident.
Face à cette situation, il est essentiel que les autorités bangladaises revoient non seulement la qualité de leur matériel militaire, mais aussi leurs doctrines d’acquisition afin de garantir la sécurité de leurs personnels et des populations civiles, tout en adaptant leurs forces armées aux défis actuels et futurs.