Les marchés asiatiques évoluent en ordre dispersé en ce début de semaine. Parallèlement, un nouvel accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique européen en gaz naturel liquéfié, renforçant ainsi l’indépendance vis-à-vis de la Russie. Toutefois, cet accord reste une « entente de principe » susceptible d’être remise en cause selon l’évolution politique américaine.

La semaine dernière, la Bourse de Stockholm a progressé, avec l’indice OMXS30 en hausse de 2,34 % et une performance annuelle de 4,96 %. L’OMXSPI a quant à lui gagné 1,99 % sur la semaine, pour un total de 3,48 % depuis le début de l’année. La couronne suédoise s’est renforcée d’environ 1,5 % face au dollar et d’un demi-point contre l’euro, atteignant 9,51 SEK pour un dollar et 11,17 SEK pour un euro. Le prix de l’or est d’environ 1 021 SEK le gramme.

Aux États-Unis, le S&P 500 s’est apprécié de 1,46 % sur la semaine, tandis que le Nasdaq 100 a progressé de 0,90 %. Parmi les valeurs phares, Google a enregistré la meilleure performance avec +4,39 %, alors que Tesla a perdu 4,12 %.

Du côté des marchés asiatiques, la séance débute de manière contrastée : l’ASX 200 australienne progresse de 0,37 %, le Hang Seng de Hong Kong de 0,40 %, le KOSPI sud-coréen de 0,11 %, tandis que le Nikkei 225 japonais recule de 0,98 % et le Straits Times de Singapour de 0,27 %.

Hier, l’UE et les États-Unis ont conclu un accord commercial destiné à garantir l’approvisionnement de l’Union en gaz naturel liquéfié américain, bien que ce traité demeure encore un accord de principe. L’UE fait face à des droits d’exportation généraux de 15 %, mais certaines marchandises stratégiques, notamment l’acier, l’aluminium et les produits pharmaceutiques, bénéficient de tarifs douaniers américains plus élevés ou d’exemptions spécifiques. L’Union s’engage à importer pour 750 milliards de dollars d’énergie américaine, principalement sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), en substitution du gaz russe fourni auparavant par pipeline, dont les flux restent néanmoins partiellement en cours malgré le conflit en Ukraine.

Au-delà du gaz, l’accord inclut également le nucléaire et le pétrole, avec pour objectif explicite de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Par ailleurs, l’UE prévoit d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis dans le cadre de ce partenariat.

Les droits de douane ne seront pas appliqués à certains produits stratégiques tels que les avions et leurs composants. Ce principe s’étendra aussi à l’équipement militaire : les pays européens achetant en grande quantité du matériel militaire américain pourraient être exemptés des droits d’exportation généraux.

L’accord doit encore être ratifié par les États membres de l’UE pour entrer en vigueur.

Sur le plan géopolitique, cet accord renforce la sécurité énergétique de l’Europe et soutient son effort de réduction de la dépendance à la Russie, tout en accompagnant la modernisation de ses capacités militaires. Sur le plan commercial, les implications restent plus complexes, mais l’enjeu principal demeure la préservation de la souveraineté européenne face aux pressions russes.