Les services de renseignement militaires ukrainiens ont mené un raid amphibie contre une langue de terre occupée près de l’embouchure du Dnipro, détruisant du matériel russe. Malgré des pertes importantes subies hier, les forces russes continuent de reculer, signe d’un ralentissement de leur offensive.
La cible de l’opération était la langue de terre de Tendrivska, située au sud de l’embouchure du Dnipro. Lors de ce raid conduit par les forces spéciales du renseignement militaire ukrainien, une position des troupes d’occupation a été neutralisée, incluant la destruction d’un système de guerre électronique « Zont » ainsi qu’une station radar « Rosa » installés par la Russie sur le territoire occupé. Le drapeau ukrainien a été hissé sur place, l’opération s’étant déroulée sans pertes du côté ukrainien.
Les pertes russes, nombreuses et sévères, témoignent du déclin progressif de leur dynamique offensive. Selon l’état-major ukrainien, l’armée russe a perdu hier 890 hommes, 67 véhicules de transport, 30 obusiers, ainsi qu’un char et un véhicule blindé de transport de troupes. Ces chiffres, s’ils restent relatifs par rapport à la période 2023-2024, confirment un affaiblissement manifeste des capacités russes sur le terrain.
Cette opération illustre la capacité de l’Ukraine à mener des actions ciblées dans le sud du pays, renforçant ainsi la pression sur les lignes russes et contrecarrant leurs efforts dans la région de l’embouchure du Dnipro, zone stratégique entre terre et mer Noire.
Razom do peremohi ! Smert voroham ! (Ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)
Au-delà du terrain, des inquiétudes internationales persistent sur le soutien indirect à la Russie. Notamment, la Suisse continue d’accueillir des oligarques russes milliardaires ainsi que des expatriés fortunés, tout en permettant la participation d’une personnalité russe sanctionnée à une conférence organisée sur son sol. Ce paradoxe souligne la complexité des équilibres géopolitiques et économiques autour du conflit ukrainien.