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Le Corps des Marines lance un appel aux volontaires parmi ses militaires engagés pour une sortie anticipée du service. Cette démarche s’inscrit dans un nouveau programme ciblant les Marines en service actif dont le contrat ou la date de fin d’engagement (« end of active service », EAS) est prévue durant l’année fiscale 2025, allant de maintenant jusqu’au 30 septembre.

Les Marines autorisés à partir plus tôt seront libérés avant la date initiale de fin de contrat, tout en étant considérés comme ayant accompli la totalité de leur service actif. Ce programme ne concerne pas les Marines engagés dans la Réserve.

Le Corps des Marines précise que « ce programme peut entraîner des risques temporaires pour certaines unités, en raison d’une baisse de leurs effectifs, puisque ces unités ne bénéficieront pas de remplacements anticipés ». Il s’agit donc d’un outil de « régulation des effectifs » utilisé pour ajuster la taille des forces.

Le Corps des Marines se définit comme une force intermédiaire (middleweight force), et il n’est pas inhabituel que cette armée offre des sorties anticipées à ses militaires pour réduire ses effectifs ou optimiser ses coûts.

Cette mesure devrait également séduire les Marines en premier contrat, dont la date de fin de service approche, qui pourraient ainsi entonner le célèbre EAS Song tout en quittant la base avec quelques mois d’avance.

Ce dispositif d’autorisation de départ anticipé a déjà été expérimenté par le passé : en 2014 pour les officiers, ce qui avait permis des économies estimées à près de 3 millions de dollars, ainsi qu’en 2020 pour certains Marines exerçant dans les sections blindées et char, dans le cadre également de mesures de régulation des effectifs.

Pour cette édition 2025 du programme, les Marines ne sont pas éligibles s’ils :

  • ont un contrat se terminant après le 30 septembre,
  • sont programmés pour un transfert vers la Réserve,
  • doivent quitter le service dans le cadre d’autres programmes de sortie anticipée,
  • sont affectés à des missions spécifiques,
  • ou sont sous le coup de procédures judiciaires en cours.

Le communiqué souligne que cette sortie anticipée pourrait, dans certaines circonstances, affecter les droits liés aux indemnités de séparation. Les Marines concernés ne seront donc libérés du service actif qu’une fois leur durée de service requise atteinte pour percevoir le paiement de séparation. En outre, ils ne seront pas tenus de rembourser les primes de maintien en activité ou les bonus liés à l’enrôlement ou à la rétention sélective.