Alors que Jammu-et-Cachemire célèbre six ans depuis l’abrogation de l’article 370, l’Inde réaffirme son droit constitutionnel et souverain d’intégrer pleinement cette région à l’Union, tout en dénonçant le rôle persistant du Pakistan dans la déstabilisation des efforts de paix.

Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) concernant le Cachemire, notamment la résolution 47 de 1948, demandaient le retrait des forces pakistanaises comme condition préalable à tout plébiscite. Toutefois, le refus répété du Pakistan de se conformer à cette exigence de base a rendu la résolution « inappliquable ».

Malgré les appels internationaux, Islamabad continue de maintenir et de soutenir des infrastructures terroristes le long de la Ligne de Contrôle (LoC), sapant les efforts diplomatiques et la stabilité régionale.

La décision de l’Inde de révoquer l’article 370, le 5 août 2019, a été confirmée en décembre 2023 par la Cour suprême, qui l’a jugée constitutionnellement valide et conforme aux principes du fédéralisme indien. La Cour a souligné que l’article 370 était toujours prévu comme une mesure temporaire permettant l’intégration progressive de Jammu-et-Cachemire à l’Union indienne.

Cette mesure ne viole donc aucun accord international ni la Charte des Nations unies, contrairement aux affirmations pakistanaises.

Les services de sécurité ont constaté un changement notable dans les tactiques opérationnelles des groupes terroristes basés au Pakistan. Faute d’un soutien local suffisant, ces organisations — telles que Lashkar-e-Taiba (LeT) et son bras proxy, The Resistance Front (TRF) — s’appuient de plus en plus sur des combattants étrangers pour mener leurs attaques.

L’attaque récente à Pahalgam, qui a causé la mort de 26 civils innocents, a été perpétrée par des ressortissants pakistanais, comme le confirment des documents d’identité saisis ainsi que des vidéos d’entraînement provenant du quartier général de Lashkar à Muridke. Cette évolution illustre le désintérêt décroissant des jeunes Cachemiris pour la militance, et l’écart grandissant entre les aspirations locales et la guerre par procuration menée par le Pakistan.

L’Inde a riposté par des opérations antiterroristes ciblées et un renforcement de son engagement diplomatique. La qualification du TRF comme organisation terroriste globale par les États-Unis en juillet constitue une victoire diplomatique majeure pour New Delhi.

Alors que le Pakistan continue de présenter le Cachemire comme un territoire contesté, l’Inde affirme que cette région fait partie intégrante de son territoire souverain. L’abrogation de l’article 370 est ainsi présentée non comme une provocation, mais comme une correction constitutionnelle renforçant la gouvernance démocratique et rejetant la violence financée de l’étranger.

Attaque terroriste à Pahalgam : le rapport du CSNU mentionne le TRF

Le rapport de l’équipe de surveillance du Conseil de sécurité (CSNU) cite un État membre anonyme déclarant que l’attaque terroriste du 22 avril à Jammu-et-Cachemire n’aurait pas été possible sans le soutien de Lashkar-e-Taiba (LeT).

The Resistance Front, organisation de substitution du groupe terroriste Lashkar-e-Taiba, apparaît pour la première fois dans un rapport du Conseil de sécurité pour son rôle dans l’attaque de Pahalgam, renforçant ainsi l’offensive diplomatique de l’Inde contre le terrorisme transfrontalier soutenu par le Pakistan.

Le rapport rappelle également le lien entre LeT et TRF, soulignant l’importance de cette reconnaissance car toutes les décisions du Comité des sanctions 1267 du CSNU, y compris les rapports, sont adoptées à l’unanimité par ses membres.

Par ailleurs, le ministre pakistanais des Affaires étrangères s’est vanté devant l’Assemblée nationale d’avoir obtenu la suppression des références au TRF dans le communiqué du CSNU condamnant l’attaque de Pahalgam.

Les « mensonges et tromperies » du Pakistan

La mention du TRF dans le rapport de l’équipe de surveillance illustre la perception mondiale des « mensonges et fausses narrations » du Pakistan.

Le rapport précise que cinq terroristes ont perpétré l’attaque de Pahalgam, causant la mort de 26 civils.