La Lituanie a lancé un appel à l’OTAN pour renforcer les défenses aériennes alliées après la violation de son espace aérien par un drone militaire russe, pour la deuxième fois en moins d’un mois.
Selon le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys, l’appareil sans pilote a pénétré sur le territoire lituanien le 28 juillet et est resté indétecté pendant plusieurs jours. Cette intrusion fait suite à un incident similaire survenu plus tôt cet été et s’inscrit dans un contexte d’inquiétude élargie concernant les incursions aériennes russes dans l’espace de l’OTAN.
« Lundi dernier, un drone militaire russe a violé l’espace aérien lituanien », a déclaré Budrys. « C’est le deuxième incident de ce type en moins d’un mois. Des violations similaires de l’espace aérien ont également été signalées récemment par d’autres alliés. »
Il a confirmé que lui et la ministre de la Défense, Dovilė Šakalienė, avaient directement interpellé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en demandant « des mesures immédiates pour renforcer les capacités de défense aérienne en Lituanie et accélérer la pleine mise en œuvre du modèle de défense aérienne rotatif ».
Selon Dovilė Šakalienė, le drone était probablement dirigé vers Kyiv, mais il aurait pu être dévié de sa trajectoire par les défenses ukrainiennes.
« Bien qu’il n’y ait actuellement aucune raison de croire que le drone ait été délibérément lancé en territoire lituanien, nous devons absolument réagir avec la plus grande fermeté », a-t-elle souligné. Les autorités estiment que la présence du drone dans l’espace aérien lituanien est accidentelle, mais l’enquête est toujours en cours.
Face à cet incident, la porte-parole de l’OTAN, Allison Hart, a indiqué que l’alliance prenait cette violation très au sérieux.
« L’OTAN traite ces incidents avec la plus grande gravité. Nous restons vigilants et prêts à défendre chaque centimètre du territoire de l’Alliance », a déclaré Allison Hart dans un communiqué.
Cette incursion renforce l’urgence des efforts en cours au sein de l’OTAN pour améliorer la couverture de la défense aérienne et antimissile le long de son flanc oriental, notamment via le modèle de déploiement rotatif annoncé lors du sommet de Vilnius en 2023.