Depuis l’interdiction officielle du groupe de protestation Palestine Action par le gouvernement britannique le 5 juillet 2025, 221 arrestations ont été recensées, selon la police nationale anti-terroriste.
Un communiqué publié le 7 août précise que dix personnes ont été mises en accusation à ce jour, tandis que les enquêtes se poursuivent sur plusieurs territoires relevant de différentes forces de police.
Vicki Evans, coordinatrice nationale senior pour les programmes Prevent et Pursue au sein de la police anti-terroriste (CTP), a déclaré :
« Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de Palestine Action, les forces de police, en coordination avec la CTP, ont procédé à un nombre important d’arrestations. »
« Notre rôle consiste à appliquer la loi chaque fois que des infractions sont suspectées, et nous continuerons à agir avec impartialité et détermination. »
Le ministère de l’Intérieur a classé Palestine Action comme organisation terroriste proscrite, invoquant ses actions répétées contre des sites de l’industrie de la défense ainsi que des accusations de comportements menaçants. De son côté, le groupe réfute cette qualification, la présentant comme une répression injustifiée de manifestations légitimes.
La CTP souligne que cette législation ne porte pas atteinte au droit de manifester en faveur de la cause palestinienne de manière générale. « En l’état, il reste illégal d’être membre ou d’inciter à soutenir Palestine Action, » précise Vicki Evans. « Cette loi vise spécifiquement ce groupe. »
Alors que de nouvelles manifestations sont prévues dans plusieurs grandes villes, dont Londres, des dispositifs opérationnels ont été mis en place pour garantir à la fois la protection des protestations légales et la lutte contre toute activité criminelle présumée.
Depuis le 5 juillet, les forces de l’ordre britanniques ont effectué :
- 1 arrestation en vertu de l’article 11 du Terrorism Act 2000 (appartenance à une organisation proscrite),
- 58 arrestations selon l’article 12 (inviter ou exprimer imprudemment un soutien à un groupe proscrit, ou organiser des réunions),
- 162 arrestations selon les articles 13 et 13A (port ou affichage public d’articles ou diffusion d’images liées à une organisation proscrite).
Ces chiffres concernent l’Angleterre, l’Écosse et le pays de Galles. Aucune ventilation plus détaillée des données n’a été communiquée.