Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé la décision du gouvernement israélien d’intensifier son offensive militaire à Gaza, demandant un retour immédiat à la désescalade.
Dans une déclaration, Keir Starmer a affirmé que cette escalade « ne contribuera en rien à mettre fin à ce conflit ni à faciliter la libération des otages » et a mis en garde contre le fait qu’elle « ne fera qu’entraîner davantage d’effusions de sang ».
Il a également souligné la dégradation de la situation humanitaire à Gaza, où des otages détenus par le Hamas subissent « des conditions épouvantables et inhumaines ». Le Premier ministre britannique a réitéré l’appel du Royaume-Uni en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, d’une augmentation de l’aide humanitaire, de la libération de tous les otages, et d’une résolution négociée du conflit.
« Le Hamas ne peut pas jouer un rôle dans l’avenir de Gaza et doit partir, tout comme se désarmer », a déclaré Starmer. Il a ajouté que le Royaume-Uni travaille avec ses alliés sur un plan de paix à long terme fondé sur la solution des deux États, afin de garantir « un avenir meilleur pour les Palestiniens et les Israéliens ».
Cependant, il a averti que sans un engagement sincère des deux parties, « cette perspective disparaît sous nos yeux ». « Une solution diplomatique est possible, mais les deux parties doivent s’éloigner de la voie de la destruction », a-t-il insisté.
Situation actuelle
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé un plan visant à ce que l’armée « se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza », ce qui serait la première étape vers une éventuelle prise de contrôle totale de la bande de Gaza. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exprimé le souhait qu’Israël contrôle l’ensemble de Gaza, mais « sans le conserver ». Le plan, adopté après le rejet d’une alternative jugée inférieure, fixe également « cinq principes pour mettre fin à la guerre », notamment la création d’un gouvernement civil post-conflit qui ne soit ni affilié au Hamas ni à l’Autorité palestinienne.
Le calendrier précis de l’opération reste incertain. Selon les médias israéliens, l’armée ne devrait pas intervenir immédiatement et donnera d’abord l’ordre aux civils d’évacuer. Le cabinet a convenu d’« apporter une aide humanitaire à la population civile en dehors des zones de combat », bien qu’il ne soit pas précisé si cette aide sera acheminée via la controversée Gaza Humanitarian Foundation soutenue par Israël et les États-Unis, ou par un autre canal. Les détails de la proposition rejetée, présentée par le chef d’état-major de l’armée, ne sont pas connus, et le Hamas n’a pas encore répondu à ce plan.
La réaction internationale a été rapide. Volker Türk, chef des droits de l’homme à l’ONU, a appelé à un arrêt immédiat des hostilités, avertissant que toute escalade supplémentaire « entraînera un déplacement forcé massif, plus de morts, davantage de souffrances insupportables, une destruction insensée et des crimes atroces ». Il a réaffirmé que « Israéliens et Palestiniens doivent pouvoir vivre côte à côte en paix ».