Une raffinerie de taille moyenne située à Saratov, en Russie, a été bombardée par l’Ukraine dans la nuit. Par ailleurs, les forces russes ont subi d’importantes pertes d’artillerie au cours de la journée précédente.

La raffinerie touchée appartient à Rosneft, l’entreprise pétrolière d’État russe, et dispose d’une capacité nominale de traitement d’environ 7 millions de tonnes de pétrole par an, soit environ 140 000 barils par jour. Cette installation, l’une des plus anciennes du pays, est située à près de 500 km de la frontière ukrainienne. Elle a déjà fait l’objet de plusieurs attaques similaires en 2023 et en 2022.

La raffinerie représente environ 2 % de la capacité totale de raffinage de carburants en Russie. Saratov abrite également la base stratégique majeure d’aviation de bombardement Engels-2.

Des images des incendies survenus à la raffinerie montrent plusieurs foyers, dont au moins deux dégagent une fumée noire intense, signe de feux non maîtrisés. Ces incendies sont également visibles via les satellites d’observation, confirmant l’ampleur des dégâts.

À titre de comparaison, la capacité de raffinage de Saratov est inférieure aux principales raffineries nord-européennes : par exemple, la raffinerie Preemraff de Lysekil en Suède affiche une capacité annuelle de 11,4 millions de tonnes, tandis que celle de Göteborg atteint 6 millions de tonnes.

En Scandinavie, on compte actuellement quatre raffineries actives en Suède, une en Finlande, une en Norvège et deux au Danemark. Bien que certaines installations comme celles de Nynäs à Göteborg et Naantali en Finlande aient fermé, réduisant la capacité régionale, il reste improbable que la Russie soit capable d’imposer un blocus maritime ou terrestre durable contre la Norvège, la Suède ou le Danemark. Le commerce international devrait donc se maintenir, même en cas d’escalade sécuritaire régionale.

Le sujet du ravitaillement énergétique en situation de crise reste capital. La réserve stratégique suédoise de carburant couvre environ 60 jours, gérée par l’Agence internationale de l’Énergie (AIE). En plus, de nombreux stocks commerciaux, dépôts de carburant et quantité de carburant déjà présents dans les véhicules contribuent à une certaine résilience logistique.

Les forces russes ont également subi de lourdes pertes lors de récentes opérations : selon le bilan matinal du général ukrainien, 70 pièces d’artillerie, dont des obusiers et quatre lance-roquettes multiples, ont été détruites. En parallèle, environ 950 soldats russes ont été tués, 126 véhicules de transport gravement endommagés, quatre véhicules blindés de combat perdus ainsi qu’un char de combat.

Ces pertes illustrent la pression continue exercée par les forces ukrainiennes sur les capacités militaires russes, notamment dans le domaine de l’artillerie, un secteur clé du conflit.

Razom do peremohi! Smert voroham! (Ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)

Par ailleurs, un reportage publié récemment par les journalistes Anna-Lena Laurén et Daniel Costantini met en lumière la guerre de l’information menée par l’Ukraine, notamment à travers l’organisation civile Kharkiv Media Hub créée bénévolement depuis le début du conflit.

Déclaration conjointe de l’Union européenne et du Royaume-Uni sur la situation en Ukraine :

Nous saluons les efforts du président Trump pour mettre fin aux combats en Ukraine, arrêter la guerre d’agression de la Fédération de Russie, et parvenir à une paix juste et durable. Nous sommes convaincus que seule une approche combinant diplomatie active, soutien à l’Ukraine, et pression sur la Russie peut réussir.

Nous sommes prêts à soutenir ces efforts tant diplomatiquement que par le maintien de notre aide militaire et financière substantielle à l’Ukraine, notamment à travers la Coalition des volontaires, ainsi que par l’application de mesures restrictives contre la Russie.

Nous partageons la conviction qu’une solution diplomatique doit protéger les intérêts vitaux de sécurité de l’Ukraine et de l’Europe. Ces intérêts incluent la nécessité de garanties de sécurité robustes et crédibles permettant à l’Ukraine de défendre efficacement sa souveraineté et son intégrité territoriale.

L’Ukraine a la liberté de choisir son propre destin. Des négociations significatives ne peuvent avoir lieu qu’en contexte de cessez-le-feu ou de réduction des hostilités. Le chemin vers la paix en Ukraine ne peut être tracé sans la participation de l’Ukraine.

Nous réaffirmons que l’invasion non provoquée et illégale de l’Ukraine par la Russie viole de manière flagrante la Charte des Nations unies, l’Acte final d’Helsinki, le Mémorandum de Budapest, ainsi que les engagements russes successifs. Nous soulignons notre engagement indéfectible envers la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Nous continuerons à soutenir fermement l’Ukraine. Unis en tant qu’Européens, nous sommes déterminés à promouvoir conjointement nos intérêts et à coopérer étroitement avec le président Trump, les États-Unis, le président Zelensky et le peuple ukrainien pour une paix garantissant nos intérêts sécuritaires vitaux.