La Royal Navy a démontré pour la première fois que son nouveau navire expérimental Excalibur peut être contrôlé à distance depuis l’autre bout du monde, avec des opérateurs en Australie dirigeant le sous-marin sans équipage alors qu’il était immergé dans les eaux britanniques.
Le test, réalisé en juillet dans le cadre de la série « Maritime Big Play » de l’exercice Talisman Sabre 2025, s’inscrit dans le programme Pilier II d’AUKUS visant à développer et partager des technologies avancées.
L’Excalibur, long de 12 mètres, est le premier véhicule sous-marin sans équipage extra-large (XLUUV) de la Royal Navy. Il avait été présenté plus tôt cette année à l’issue d’un projet de développement de trois ans dénommé Cetus.
Le pilotage à distance de ce navire britannique depuis un centre d’opérations en Australie, à plus de 16 000 kilomètres de son port d’attache à HMNB Devonport à Plymouth, marque une étape majeure en matière d’interopérabilité des systèmes sans équipage. Le commodore Marcus Rose, RN, directeur adjoint de l’espace de combat sous-marin, a déclaré : « L’exercice avec ce XLUUV représente un grand pas en avant dans notre capacité à exploiter des systèmes sans équipage de manière interchangeable avec l’Australie. »
L’exercice a également réuni le Royaume-Uni, l’Australie, les États-Unis et le Japon afin de faire progresser les communications acoustiques sous-marines. Cette collaboration fait suite à la décision des partenaires AUKUS, en 2024, d’explorer l’interopérabilité avec les systèmes autonomes maritimes japonais, première étape du travail commun prévu dans le Pilier II.
Le capitaine Keith Taylor, RN, responsable principal britannique pour Maritime Big Play, a souligné : « Cet exercice montre comment nous tirons parti des enseignements issus de nos expérimentations, en les appliquant à l’arsenal croissant de véhicules sous-marins sans équipage de la Royal Navy ; en mettant l’expérimentation directement entre les mains du combattant. »
Maritime Big Play constitue une série d’expériences conjointes visant à intégrer la robotique et les systèmes autonomes dans les opérations navales. Après les éditions précédentes, celle de 2025 a mis un accent particulier sur le commandement et le contrôle à longue distance dans des environnements contestés.