Un nouveau drone de reconnaissance récemment déployé par l’Armée a reçu un accueil très positif de la part des soldats lors de sa première mise en service. Conçu pour renforcer la capacité d’observation tout en limitant les risques pour les troupes, ce système sans pilote promet d’améliorer significativement la collecte d’informations sur le terrain.
Fort Bliss, Texas – Si vous avez vu des images issues du conflit en Ukraine, il y a de fortes chances qu’elles proviennent d’un drone. Depuis le début de la guerre en 2022, l’usage de ces véhicules aériens sans pilote s’est intensifié, répondant à un besoin crucial : permettre aux forces armées de recueillir des renseignements, repérer les menaces et cibler l’ennemi sans exposer la vie des soldats.
Le Soldier Borne Sensor, programme développé sous l’égide du Program Executive Office (PEO) Soldier, vise à fournir aux soldats un système d’aéronef sans pilote (UAS) efficace, optimisé pour accroître leur conscience situationnelle tout en réduisant les risques de détection.
Après plusieurs années de développement, la dernière version de ce drone est désormais officiellement distribuée aux soldats.
Durant trois jours, les membres de la 90th Sustainment Brigade, intégrés à la Joint Task Force – Southern Border, ont suivi une formation intensive dans un entrepôt situé à moins de huit kilomètres de la frontière sud. Cette session comprenait deux jours de cours théoriques sur toutes les fonctionnalités du drone, suivi d’une journée pratique dédiée à la prise en main et au pilotage de l’appareil.
Ont également participé à cette formation le 2nd Stryker Brigade Combat Team de la 4th Infantry Division ainsi que la 89th Military Police Brigade.
Cette nouvelle itération du Soldier Borne Sensor représente une amélioration majeure par rapport à sa version précédente. Elle bénéficie notamment d’une autonomie de batterie nettement augmentée, d’une structure renforcée et d’une portée opérationnelle étendue.
Toutes ces améliorations sont réunies dans un drone de reconnaissance convivial, conçu spécifiquement pour les soldats. Ce sont précisément sa simplicité d’usage et ses nombreuses fonctionnalités qui ont été unanimement saluées par les opérateurs.
« C’est extrêmement facile à piloter », affirme un sergent ayant participé à la formation. « Je ne pensais pas que ce serait aussi simple. On peut maîtriser le drone en seulement 15 à 20 minutes. »
Un autre sergent ajoute : « Pour ce qui est de faire décoller le drone et d’utiliser ses fonctions, c’est très intuitif et ergonomique. C’est un excellent système que j’aimerais voir diffusé davantage… idéalement au niveau des sections ou même une unité par groupe de combat. »
Un soldat novice en pilotage de drones a également souligné que ce système était « très accessible, facile à apprendre et à manier. »
Cette version embarque une multitude de fonctionnalités distinctives conçues pour augmenter à la fois la létalité et la conscience tactique des soldats.
Chaque utilisateur a ainsi trouvé une caractéristique qui l’a particulièrement séduit.
« J’ai beaucoup apprécié la fonction “zipline” », témoigne un soldat. « On peut simplement définir un point de départ et un point d’arrivée… le drone se déplace automatiquement entre ces deux positions. De plus, il est possible d’orienter la caméra indépendamment de la trajectoire, ce qui est très pratique. »
« Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les différents modes de la caméra », explique un autre soldat. « La qualité d’image est excellente en plein jour, mais le drone peut aussi passer en mode thermique blanc-chaud, noir-chaud, ou vision nocturne en un simple clic. C’est remarquable pour un appareil aussi compact. »
Contrairement aux versions antérieures qui utilisaient deux drones distincts pour les prises de vue de jour et de nuit, obligeant les soldats à porter un équipement plus lourd, cette nouvelle mouture intègre tous ces modes dans un seul vecteur aérien.
« Ce que j’aime le plus, c’est la fonction “retour au point de départ” », confie un sergent-chef. « On se positionne comme point de référence pour le drone. Plutôt que de le piloter manuellement pour qu’il nous suive, on active simplement ce mode, et il revient automatiquement à l’endroit où l’on se trouve. »
Les soldats ont pris plaisir à tester cette fonctionnalité, se déplaçant autour de la zone d’entraînement tandis que leur drone les suivait sans intervention supplémentaire.
Au global, cette dernière version du Soldier Borne Sensor s’annonce comme un outil précieux dans l’arsenal des forces armées.
Comme à son habitude, le PEO Soldier continue de faire évoluer ce programme en intégrant les retours d’expérience des soldats en opération. Les premiers retours se montrent d’ores et déjà très favorables.
« Je n’ai rien à reprocher au système », résume un soldat. « C’est extrêmement polyvalent et un véritable atout sur le terrain. »
« Ce sera probablement un des meilleurs outils pour les missions, qu’elles soient domestiques ou à l’étranger », conclut un autre. « Plutôt que d’envoyer un soldat en situation dangereuse, pourquoi ne pas utiliser un drone qui ne met pas de vies en péril ? C’est un investissement judicieux. Ce dispositif répond parfaitement aux besoins des unités de reconnaissance, des transmissions, de l’infanterie et même de la topographie militaire. »
Par Zachary Montanaro