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Raytheon a décroché un contrat de 259 millions de dollars pour l’ingénierie, la fabrication et le développement du missile Standard Missile 2 (SM-2) Block IIICU All Up Round, selon un avis de contrat du Département de la Défense des États-Unis.

Avec les options, la valeur totale du contrat pourrait atteindre 263 millions de dollars.

La majeure partie des travaux sera réalisée à Tucson, en Arizona (72%), avec des contributions à Simsbury (Connecticut, 7%), Wolverhampton (Royaume-Uni, 3%), Salt Lake City (Utah, 3%), ainsi que des parts moindres à North Logan (Utah), McKinney (Texas), Warrington et Bristol (Pennsylvanie), Hauppauge et Coxsackie (New York), Tampa (Floride), San Jose (Californie) et Anniston (Alabama). La finition des travaux est prévue pour septembre 2031.

Le financement alloué au moment de l’attribution comprend 52,05 millions de dollars provenant des fonds 2025 de la Marine américaine dédiés à la recherche, au développement, aux tests et à l’évaluation (RDT&E), 18,47 millions de dollars issus de financements de ventes militaires à l’étranger pour le Canada, ainsi que 9,07 millions de dollars provenant des fonds RDT&E 2024 de la Marine, ces derniers devant expirer à la fin de l’exercice fiscal. Ce contrat a été attribué sans mise en concurrence, conformément à l’article 3204(a)(1) du code américain, indiquant une source responsable unique.

Barbara Borgonovi, présidente de la division Naval Power chez Raytheon, a déclaré : « Ce contrat témoigne de la demande croissante compte tenu du rôle essentiel que jouent ces intercepteurs pour les États-Unis et leurs alliés. La variante SM-2 Block IIICU intègre plusieurs améliorations et offrira à la Marine américaine un missile plus performant et polyvalent pour les opérations modernes de défense navale. »

Le SM-2 reste un élément clé de la lutte anti-aérienne pour les destroyers et croiseurs Aegis de la Marine américaine, fournissant une puissance de feu contre les missiles antinavires à grande vitesse et hautement manœuvrables ainsi que contre les aéronefs hostiles. Ce missile peut être lancé depuis les systèmes MK 41 Vertical Launching System (VLS) et MK 57 Advanced VLS, et est en service depuis plusieurs décennies avec plus de 12 000 unités livrées aux marines américaine et alliées. Parmi les opérateurs internationaux figurent l’Australie, le Canada, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, les Pays-Bas, l’Espagne et Taïwan, tandis que le Chili et le Danemark sont attendus prochainement.

Début 2024, la Marine américaine a confirmé l’emploi du SM-2 en Mer Rouge pour intercepter des missiles antinavires et des drones lancés par les rebelles houthis ciblant la navigation commerciale. Le programme Block IIICU vise à accroître encore les capacités de ce système éprouvé, garantissant sa pertinence face aux menaces maritimes contemporaines.