Les services de renseignement militaires ukrainiens ont déclaré que la Russie se prépare à tester son nouveau missile de croisière à propulsion nucléaire, capable de porter une ogive nucléaire. Si ce test s’avère concluant, Moscou envisagerait d’utiliser ce succès pour renforcer sa position lors des négociations avec l’Occident.
Andriy Yusov, porte-parole du renseignement militaire ukrainien, a communiqué cette information peu avant la rencontre à Anchorage, en Alaska, entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, dont l’objectif affiché était de discuter d’une possible fin du conflit en Ukraine.
Ce missile de croisière à propulsion nucléaire, dont le développement a fait l’objet de nombreuses spéculations, représente une avancée majeure dans la capacité stratégique russe. Sa mise à l’épreuve serait un moyen pour Moscou de démontrer sa supériorité technologique et d’exercer une pression supplémentaire sur les puissances occidentales lors des négociations diplomatiques.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du renforcement des forces stratégiques russes, où la propulsion nucléaire permettrait au missile une autonomie quasi illimitée, le rendant difficile à détecter et à intercepter. Une telle arme modifierait profondément l’équilibre stratégique et les calculs militaires autour de la dissuasion nucléaire.