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Hindustan Aeronautics Limited (HAL) se prépare à intégrer drones et robots dans les lignes d’assemblage des futurs avions Tejas MkII et AMCA, afin d’automatiser les opérations de métrologie de précision et de contrôle non destructif (CND). Cette démarche vise à améliorer la précision, l’efficacité et la sécurité des inspections sur des cellules de chasseurs de plus en plus complexes, notamment dans la perspective de la production d’appareils furtifs.

Actuellement, la ligne de production du Tejas Mk1A repose encore sur des inspections manuelles effectuées par des techniciens positionnés sur des portiques en hauteur, qui contrôlent visuellement et physiquement la structure de l’appareil à la recherche de défauts. Si cette méthode reste efficace, elle est cependant longue et sujette à d’éventuelles erreurs humaines.

La modernisation proposée par HAL comprendra :

  • Des drones aériens pour scanner les surfaces en hauteur et verticales,
  • Des robots terrestres équipés d’outils de précision et de capteurs,
  • L’intégration de technologies telles que le scanner laser 3D, l’ultrason, la thermographie et l’inspection visuelle,
  • Des analyses en temps réel grâce à l’intelligence artificielle pour détecter et signaler les anomalies.

Ces équipements collaboreront pour réaliser des tâches telles que la métrologie de surface, la vérification des alignements, le contrôle des écarts dimensionnels ainsi que le CND visant à repérer fissures, bosses, déformations, corrosion et points faibles structurels sans endommager les avions.

Selon les informations communiquées, HAL considère que les chasseurs furtifs comme l’AMCA exigent un saut qualitatif en matière de précision d’inspection. Contrairement aux appareils classiques, ces plateformes disposent de :

  • tolérances structurelles beaucoup plus strictes,
  • géométries complexes,
  • exigences rigoureuses sur la surface et l’alignement, indispensables pour conserver une faible section radar (RCS).

Les équipements de métrologie portables ou sur portiques, suffisants pour des avions de 4e génération comme le Tejas Mk1A, ne répondent plus aux standards de ces nouveaux avions furtifs. Car même de petites imperfections peuvent compromettre leurs caractéristiques invisibles aux radars.

L’AMCA, qui utilise massivement les matériaux composites, des revêtements absorbants radar (RAM) et des baies internes pour armement, nécessitera des scans complets des cellules finies afin de garantir la conformité aux exigences furtives. Cela impose la mise en place d’un système d’inspection automatisé, évolutif, capable d’assurer la qualité tout en maîtrisant coûts et délais de production.

Si le déploiement complet de ces systèmes intelligents est prévu au lancement de la production des Tejas MkII et AMCA, attendu pour la fin des années 2020, HAL devrait débuter des essais pilotes plus tôt. Les données recueillies permettront d’adapter et d’optimiser ces processus pour les conditions spécifiques de la production indienne.