Dans la nuit du 8 mai 2025, une importante escalade du conflit aérien indo-pakistanais lors de l’Opération Sindoor a vu l’Armée de l’air indienne (IAF) abattre un avion Saab 2000 Erieye de la Force aérienne pakistanaise (PAF) entre Pir Jhand et Gujranwala, dans la province du Pendjab au Pakistan. Plusieurs témoignages locaux, corroborés par des vidéos et des publications sur X, rapportent une explosion massive et une boule de feu illuminant le ciel nocturne, avec des débris du missile intercepteur 40N6E du système S-400 de l’IAF tombant près de Pir Jhand, tandis que l’Erieye s’écrasait à environ 2 km de là.
Initialement assimilé à la chute d’un drone indien par les experts pakistanais, cet événement constitue un coup dur majeur pour les capacités de surveillance de la PAF, marquant l’un des tirs de missile sol-air à très longue portée (BVR) les plus remarquables de l’histoire militaire.
Les habitants de Pir Jhand et des villages avoisinants ont rapporté avoir entendu une explosion assourdissante vers 19h00 heure locale, suivie d’une intense boule de feu. « La terre a tremblé comme s’il y avait eu une bombe », a décrit un témoin cité sur X par l’utilisateur @FrontalForce, témoignant de l’impact du crash du Saab Erieye. Des débris, dont des parties de la cellule et du carburant, ont été dispersés à travers les champs, certains fragments atteignant les abords du village alors que l’équipage tentait de maîtriser l’appareil en difficulté. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des unités de l’armée pakistanaise sécurisant le site du crash et empêchant les habitants de s’en approcher malgré la foule rassemblée après le fracas.
Les restes du missile 40N6E, composant du système de défense aérienne S-400 Triumf indien, ont été retrouvés à proximité de Pir Jhand, à environ 2 km de l’épave de l’Erieye dans le village de Dhandala, près de Gujranwala, situé à 300 km à l’intérieur du territoire pakistanais. L’utilisateur X @Griezmenace a précisé que « toute la cellule et l’équipage ont été littéralement réduits en fusion, avec du carburant aviation (ATF) répandu sur le point de chute », soulignant l’intensité de l’explosion. L’ampleur du sinistre, qui a fait trembler le sol, contredit directement les affirmations pakistanaises évoquant un drone indien abattu. Comme l’ont souligné plusieurs analystes de défense sur X, aucun UAV indien en service, tels que les Heron ou Searcher, ne possède la charge ou la réserve de carburant nécessaire pour provoquer une telle explosion dans une zone dégagée excluant la présence de dépôts d’armes ou de carburant.
Au départ, les experts et médias pakistanais avaient attribué la boule de feu de Dinga, près de Gujranwala, à la destruction d’une munition en vol ou d’un drone indien, un récit relayé par les Relations publiques inter-armes (ISPR). Ce scénario a rapidement été infirmé par des sources indiennes et des analystes indépendants, qui ont mis en avant l’ampleur de l’explosion et le champ de débris comme preuve de la perte d’un appareil plus volumineux. Le chef d’état-major de l’Air Chief Marshal AP Singh a confirmé le 9 août 2025 que l’incendie de Dinga résultait de la destruction d’un Saab 2000 Erieye de la PAF, touché par un missile 40N6E du système S-400 à environ 314 km, établissant ainsi la plus longue interception sol-air jamais enregistrée. Le Système intégré de commandement et de contrôle aérien (IACCS) de l’IAF avait identifié l’Erieye, avec l’indicatif « Overlord 3 », comme une cible prioritaire, exploitant la portée de détection de 400 km du S-400 pour mener l’attaque.
Le Saab 2000 Erieye, équipé d’un radar à antenne active à balayage électronique (AESA), constitue un multiplicateur de force essentiel pour la PAF, offrant une couverture à 270 degrés sur plus de 500 000 km² et détectant des cibles allant des chasseurs aux missiles de croisière à des altitudes dépassant 18 000 mètres. Avec seulement neuf Erieye en service (quatre acquis en 2006, trois en 2017 et deux entre 2020 et 2024), la perte de deux appareils — un à Dinga et un autre à Bholari — réduit de 22 % la flotte AEW&C pakistanaise. Cet impact entrave fortement la capacité de la PAF à coordonner les opérations aériennes, à guider des missiles tels que le PL-15E et à maintenir une conscience situationnelle, particulièrement après la mise à la retraite en 2024 de ses quatre AWACS chinois ZDK-03.
Le système S-400 indien, acquis auprès de la Russie pour 5,4 milliards de dollars, a démontré son efficacité en engageant l’Erieye à 314 km, surpassant le record précédent de 150 km établi par un S-300 en Ukraine en 2022. Déployé par le 501e Escadron de défense aérienne, le missile 48N6E3 (amélioré en 40N6E pour une portée étendue) du S-400 a imposé une zone d’exclusion aérienne de 200 km le long de la frontière indo-pakistanaise, contraignant les AWACS pakistanais à opérer plus en profondeur sur leur propre territoire et réduisant l’efficacité de leur radar. Cette attaque, conjuguée à la « catastrophe » de Bholari — où un missile de croisière air-sol BrahMos a détruit un autre Erieye dans un hangar — a mis en lumière des erreurs tactiques critiques de la PAF, notamment l’incapacité à repositionner des actifs à haute valeur lors de tensions accrues.