Une série d’explosions et de frappes aériennes signalées ont touché plusieurs sites dans le nord du Venezuela, y compris la capitale Caracas, dans les premières heures du 3 janvier 2026.
Plusieurs sites militaires et stratégiques ont été clairement identifiés comme cibles :
- Fuerte Tiuna, le principal complexe militaire de Caracas
- La Carlota, la base aérienne principale de la capitale
- Cerro El Volcán, un site majeur d’antennes de communication et de signal
- Le port de La Guaira, principal port maritime du Venezuela, au nord de Caracas
- L’aéroport d’Higuerote, une base aérienne dans l’État de Miranda
D’autres frappes pourraient avoir eu lieu ailleurs, mais ces informations restent à confirmer par des sources locales. Les explosions auraient commencé peu après 2h00 du matin, avec des témoignages de résidents de plusieurs quartiers de Caracas et des zones côtières avoisinantes décrivant des avions volant à basse altitude et des détonations répétées. Les quartiers sud de la capitale auraient connu des coupures d’électricité dans la foulée.
Des images du port de La Guaira montrent d’importants incendies au sein du complexe portuaire, ainsi que des dommages visibles sur les infrastructures et au moins un navire présumé touché. Par ailleurs, des séquences vérifiées prises à Caracas révèlent un hélicoptère militaire tirant des roquettes vers des cibles au sol durant l’opération, sans que l’identification précise du type d’appareil puisse être établie à partir des vidéos disponibles.
Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas. Elles font suite à l’Opération Southern Spear, une initiative conduite par le commandement sud des États-Unis centrée sur l’interdiction maritime et le démantèlement présumé de réseaux de trafic de drogue liés au Venezuela. Dans le cadre de cette opération, les forces américaines avaient déjà intercepté plusieurs navires dans la mer des Caraïbes.
Dans les jours précédents les explosions, les États-Unis ont notablement renforcé leur présence navale dans la région, déployant notamment un groupe amphibie majeur ainsi qu’un groupe aéronaval, parallèlement à des saisies de navires-citernes et à une sorte de quarantaine navale de fait.
La Federal Aviation Administration (FAA) a depuis émis un NOTAM interdisant aux avions américains d’opérer dans l’espace aérien vénézuélien en raison des activités militaires en cours, tandis que l’ambassade des États-Unis à Caracas a recommandé à son personnel de rester en confinement.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a été arrêté par les États-Unis.
Des figures de l’opposition, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Venezuela, ont livré des réactions contrastées, certains qualifiant ces frappes de tentative plus large de pression contre le régime de Maduro.
Bien que des spéculations perdurent sur les objectifs exacts de l’opération, les informations disponibles indiquent qu’il ne s’agit pas d’une invasion à grande échelle, mais d’une action militaire limitée et ciblée mobilisant des moyens aériens, et potentiellement des forces spéciales, appuyée par des frappes sur des infrastructures de commandement, de contrôle et des objectifs stratégiques. Le déroulement des opérations suivantes reste incertain, certains rapports faisant état d’un calme relatif depuis sur le territoire vénézuélien.