Le Département d’État américain a approuvé une possible vente militaire à l’étranger (Foreign Military Sale) d’un montant pouvant atteindre 1,8 milliard de dollars en faveur du Danemark, portant sur l’acquisition de trois avions de patrouille maritime et de reconnaissance Boeing P-8A Poseidon, selon une notification publiée par la Defense Security Cooperation Agency (DSCA).

Ce contrat comprend les appareils, ainsi qu’un ensemble complet de systèmes opérationnels, incluant radios, équipements de guerre électronique, systèmes d’identification, radars, contre-mesures, ainsi que la formation et le soutien logistique associés.

Plus précisément, la vente porte sur les radars AN/APY-10, les systèmes électro-optiques MX-20HD, les capteurs d’alerte missile NexGEN, les suites défensives AN/AAQ-24(V)N, les systèmes de navigation inertielle LN-251 dotés de capacités anti-leurrage, ainsi que les systèmes de gestion de guerre électronique ALQ-213. L’approbation couvre également le soutien assuré par le gouvernement américain et les prestataires pendant une période de deux ans dédiée à la mise en service et à la formation.

Washington justifie cette vente en la rattachant aux objectifs stratégiques plus larges de l’OTAN, soulignant que ces avions renforceront la surveillance maritime danoise, la capacité de dissuasion et l’interopérabilité au sein de l’alliance.

La DSCA a précisé que cet accord « renforcera la capacité du Danemark à faire face aux menaces actuelles et futures en lui fournissant une force crédible capable de dissuader les adversaires et de participer aux opérations de l’OTAN ». Elle a aussi affirmé que Copenhague « ne rencontrera aucune difficulté à intégrer cet équipement au sein de ses forces armées ».

Si cette vente aboutit, elle consolidera la position du P-8A comme la plateforme standard de patrouille maritime au sein de l’OTAN. Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Allemagne exploitent déjà cet appareil ou en ont commandé, tandis que la Pologne a également été autorisée à le recevoir. L’acquisition par le Danemark permettrait de combler l’un des derniers manques dans la couverture par P-8 en Europe du Nord, dans un contexte de vigilance accrue sur la sécurité de la mer Baltique et de l’Atlantique Nord.

Le principal contractant sera Boeing, aucun accord de compensation industrielle n’a pour l’instant été identifié. Les autorités américaines ont indiqué que le montant communiqué représente un plafond maximal, le coût final pourrait être inférieur selon la configuration retenue et les quantités effectivement commandées. Cette vente reste soumise à l’examen du Congrès, tandis que les négociations définiront les échéances et l’étendue finale du contrat.