Les États-Unis ont annoncé lundi l’approbation d’une vente d’avions de patrouille d’une valeur de 1,8 milliard de dollars au Danemark, malgré des tensions renouvelées après qu’un envoyé du président Donald Trump a une nouvelle fois évoqué la possibilité de saisir le Groenland.
Le Département d’État a confirmé l’accord autorisant le Danemark à acquérir le système de patrouille et de reconnaissance P-8A de Boeing, comprenant jusqu’à trois appareils.
Cette vente vise à « soutenir les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en renforçant la sécurité d’un allié de l’OTAN qui favorise la stabilité politique et le progrès économique en Europe », a précisé le Département d’État dans une notification adressée au Congrès.
Une semaine auparavant, une autre transaction avait été approuvée, portant sur près d’un milliard de dollars en missiles air-air destinés au Danemark.
Les États-Unis encouragent depuis longtemps leurs partenaires de l’OTAN à augmenter leurs dépenses de défense, tandis que Donald Trump cherche à réduire la présence américaine en Europe malgré l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Cependant, les Européens ont été surpris par le ton adopté par Donald Trump concernant le Groenland, territoire danois à statut autonome.
Au début du mois, Trump a nommé Jeff Landry, le gouverneur de l’État de Louisiane, en tant qu’envoyé spécial pour le Groenland. Celui-ci s’est aussitôt engagé à faire de l’île arctique « une partie des États-Unis », ce qui a conduit le Danemark à convoquer l’ambassadeur américain.
Le président Trump n’a jamais exclu la saisie forcée du Groenland, affirmant que cette île riche en ressources est essentielle à la sécurité des États-Unis.