La Corée du Nord a testé deux missiles de croisière stratégiques longue portée, a rapporté lundi l’agence officielle, présentant cet exercice comme une démonstration de « préparation au combat » face aux menaces étrangères.
Le dirigeant Kim Jong Un a supervisé le tir, qui s’est déroulé dimanche au-dessus de la mer Jaune, à l’ouest de la péninsule coréenne. Il a appelé à un « développement illimité et durable » des forces nucléaires, selon l’agence officielle Korean Central News Agency (KCNA).
L’objectif de l’exercice était de passer en revue « la posture de riposte contre-offensive et la capacité de combat des unités de missiles longue portée », a précisé la KCNA.
Les missiles ont volé pendant plus de deux heures, d’après les médias d’État, qui ont diffusé des photos des tirs ainsi que de l’impact sur une cible.
Les chefs d’état-major interarmées sud-coréens ont indiqué que les missiles avaient été tirés dimanche vers 8h00 depuis la zone de Sunan, près de la capitale Pyongyang.
Kim Jong Un a réaffirmé que Pyongyang « consacrerait comme toujours tous ses efforts au développement illimité et durable de la force de combat nucléaire de l’État », a rapporté la KCNA.
La dernière tentative nord-coréenne de lancer un missile balistique remonte début novembre, environ une semaine après que le président américain Donald Trump, en tournée dans la région, avait exprimé le souhait de rencontrer Kim Jong Un.
Pyongyang n’avait pas répondu à cette proposition.
À l’époque, Donald Trump venait d’approuver les plans sud-coréens de construction d’un sous-marin nucléaire.
La semaine dernière, Pyongyang a présenté à son tour un sous-marin nucléaire.
Des photos publiées par la KCNA montraient Kim Jong Un marchant aux côtés d’un sous-marin prétendument de 8 700 tonnes, dans un hangar d’assemblage, entouré de hauts responsables et de sa fille Kim Ju Ae.
Pyongyang considère le développement de sous-marins nucléaires par Séoul comme « un acte offensif violant gravement sa sécurité et sa souveraineté maritime », a déclaré Kim, selon la KCNA.
Les médias d’État nord-coréens ont également publié la semaine dernière un communiqué du ministère de la Défense dénonçant l’amarrage du sous-marin d’attaque nucléaire américain USS Greenville dans le port sud-coréen de Busan.
L’exercice de lancement de missiles de croisière visait à répondre à ces mouvements, a expliqué Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes à Séoul.
« Les missiles de croisière de type flèche, avec une portée d’environ 2 000 kilomètres, sont capables de frapper non seulement l’ensemble de la péninsule coréenne, mais aussi les bases arrière des forces américaines stationnées au Japon », a déclaré Yang à l’AFP.