Le ministère de la Défense a confirmé que des discussions sont en cours pour réformer les structures de rémunération, les modèles d’équipage et le soutien de la flotte de la Royal Fleet Auxiliary (RFA), suite aux inquiétudes soulevées par la députée de Gosport, Caroline Dinenage, concernant les salaires, le personnel et la disponibilité opérationnelle.

Dans une réponse écrite datée du 18 décembre, Louise Sandher-Jones, ministre déléguée aux Anciens Combattants et au Personnel, a indiqué que le gouvernement reconnaît le rôle opérationnel de la RFA et que les efforts pour obtenir un nouveau régime salarial se poursuivent.

« Aucune proposition salariale n’a encore été faite à la RFA pour cet exercice financier », a-t-elle précisé. « Le ministère de la Défense est en discussion avec les syndicats maritimes, le Cabinet Office et le Trésor royal afin d’avancer rapidement sur ce dossier pour pouvoir proposer une offre salariale compétitive, qui soutient la RFA et sa modernisation. »

Le ministère envisage de retirer la RFA du champ d’application de la politique salariale de la fonction publique pour la classer comme un groupe professionnel non standard. Louise Sandher-Jones a expliqué que cela permettrait « d’aligner davantage les rémunérations et les modèles de rotation des équipages de la RFA sur sa mission opérationnelle et d’augmenter sa compétitivité dans le secteur maritime, tout en maintenant un contrôle des coûts acceptable ».

Parallèlement à la réforme des salaires, des mesures visant à améliorer le recrutement et la fidélisation du personnel sont en cours d’élaboration. La lettre mentionne notamment des actions pour réduire les délais de recrutement, moderniser les indemnités et adapter les pratiques de travail. Le dernier rapport semestriel du ministère sur le personnel civil témoigne, selon la ministre, de « signes positifs de redressement des effectifs » sur l’année écoulée.

Concernant la disponibilité des navires, la ministre a assuré que la RFA continue de répondre aux exigences des missions. La mise hors service de la RFA Wave Knight et de la RFA Wave Ruler « n’aura pas d’impact sur la capacité globale », ces navires n’étant pas prévus pour un retour en service. Les tankers de classe Tide plus récents sont mobilisés en soutien au groupe aéronaval, avec des déploiements récents dans le cadre de l’opération Highmast.

Les autres unités de classe Tide assurent la défense du territoire national britannique et peuvent être déployées sur des missions plus larges. La lettre confirme également les préparatifs pour l’entrée en service de trois nouveaux navires de soutien solide de la flotte au début des années 2030, avec la découpe de la première tôle du RFA Resurgent en décembre dernier. Selon Louise Sandher-Jones, cela représente « le renouvellement d’une capacité solide de soutien qui fournira munitions, vivres et pièces de rechange pour soutenir nos opérations globales à long terme ».

Répondant aux préoccupations liées aux pressions sur les effectifs et les budgets susceptibles de réduire la disponibilité opérationnelle, la ministre a insisté sur l’engagement total du ministère à « résoudre les problèmes de manière constructive, en soutenant la capacité et la résilience à long terme de la RFA ». Elle a toutefois précisé qu’elle ne pouvait pas anticiper l’issue des discussions sur la rémunération et les conditions de travail.

La lettre se conclut ainsi : « J’espère que ces éléments vous rassureront sur le fait que vos préoccupations sont prises au sérieux et que le ministère de la Défense travaille avec diligence pour parvenir à une résolution positive pour la RFA. » Caroline Dinenage a déclaré qu’elle continuerait de suivre ce dossier de près, soulignant son souhait que les personnels de la RFA puissent continuer à soutenir les opérations de la Royal Navy à l’échelle mondiale.