Lors de la prochaine réunion du Conseil d’acquisition de la défense (DAC), présidée par le ministre de la Défense Rajnath Singh le 26 décembre, des propositions concernant l’intégration de véhicules de poste de commandement supplémentaires pour les formations de défense aérienne de l’Armée indienne devraient être examinées. Cette initiative illustre l’importance grandissante accordée au renforcement des capacités de commandement, de contrôle et de coordination au sein de l’Arme de défense aérienne de l’Armée (AAD), notamment à la lumière des récentes expériences opérationnelles.

À la suite de l’opération Sindoor — les frappes antiterroristes menées plus tôt cette année contre des cibles au Pakistan et dans la région du Cachemire sous administration pakistanaise — l’Arme de défense aérienne a mis en avant la nécessité de disposer d’un nombre accru de postes de commandement mobiles et résistants. Ces opérations ont souligné le rôle fondamental d’une coordination en temps réel des moyens de défense aérienne dans un environnement opérationnel à haute cadence, fortement dépendant des technologies, où les menaces émergent souvent sans préavis.

Les véhicules de poste de commandement jouent un rôle central en tant que centres névralgiques des unités de défense aérienne. Ils permettent l’intégration des données opérationnelles de base, des informations issues des capteurs, des flux vidéo et des communications provenant de multiples sources. Ces postes offrent aux commandants la capacité de construire une image aérienne cohérente, de prendre des décisions rapidement et de transmettre efficacement les instructions aux unités de tir déployées sur de vastes zones. Dans les scénarios de conflits modernes, notamment ceux incluant des drones, des missiles de croisière et des menaces aériennes à basse altitude, la rapidité et la qualité du flux d’informations au sein de ces postes de commandement influencent directement la réussite des missions.

L’Arme de défense aérienne cherche donc à accroître son parc de véhicules de poste de commandement afin d’assurer une redondance, une couverture plus étendue et le maintien des opérations lors de contingences prolongées ou multilatérales. Si le DAC valide cette proposition, cela constituera une étape supplémentaire vers l’adaptation de l’architecture indienne de défense aérienne en tenant compte des enseignements tirés des récentes opérations, tout en l’alignant sur la dynamique globale de guerre centrée sur le réseau et numériquement intégrée que développent les forces armées indiennes.