Le ministère de la Défense britannique confirme poursuivre ses recherches sur les armes à énergie dirigée dans plusieurs domaines militaires, sans toutefois annoncer de nouveaux contrats au-delà des programmes existants comme DragonFire.
Dans une réponse écrite à James Cartlidge, député conservateur, le ministre des Forces armées Al Carns a indiqué que le gouvernement investit dans les armes à énergie dirigée pour accélérer leur développement et renforcer une capacité technologique souveraine. Cependant, il n’a pas confirmé de nouvelle acquisition depuis le milieu de l’année 2024.
« Le gouvernement investit dans les armes à énergie dirigée (Directed Energy Weapons – DEW) pour accélérer la mise en service de ces capacités, développer des technologies et systèmes souverains afin de positionner le Royaume-Uni à l’avant-garde d’un marché émergent et stimuler la croissance industrielle », a-t-il précisé.
Cette réponse souligne que les financements annoncés récemment visent principalement la recherche, le développement et l’amélioration progressive, plutôt que des achats immédiats. Selon Al Carns, ces investissements garantissent une « amélioration continue de la technologie, des systèmes et des sous-systèmes » grâce à des travaux de R&D.
Alors que DragonFire reste le programme d’armes laser le plus visible et accéléré, le ministre a indiqué que les travaux en cours contribueront à « des capacités avancées futures, tant dans les systèmes laser que radiofréquences (RF) » à travers tous les domaines opérationnels. Il a toutefois souligné que l’entrée en service de ces systèmes est prévue « à plus long terme ».
La réponse met également en avant l’importance stratégique des armes à énergie dirigée dans la politique de défense, soulignant qu’elles ont été « désignées comme une industrie de pointe dans la Stratégie industrielle de défense ». Cela positionne les DEW comme une priorité militaire ainsi qu’un secteur clé de croissance industrielle.
Cependant, Al Carns a refusé de détailler si des contrats pour des systèmes laser supplémentaires ont été conclus, invoquant des raisons de sécurité et de confidentialité commerciale. « Nous ne pouvons pas commenter tous les contrats pour des raisons de sécurité et commerciales », a-t-il expliqué, tout en confirmant que le ministère explore « des applications des DEW dans de nombreux cas d’usage, tant au sein du ministère qu’avec des partenaires gouvernementaux ».
Les intentions futures d’acquisition, notamment si DragonFire sera complémenté par d’autres systèmes laser, devraient être précisées dans le prochain Plan d’investissement en défense.