Le ministère de la Défense a indiqué que les pressions sur la vie familiale et les opportunités professionnelles hors des forces armées restent les principales raisons des départs du personnel militaire, malgré des progrès récents en matière de recrutement et de fidélisation.
Dans une réponse écrite adressée au Parlement, la ministre de la Défense, Louise Sandher-Jones, a précisé qu’il n’existait « pas une raison unique expliquant pourquoi les militaires quittent les forces armées », en se référant aux conclusions de l’Enquête Continue sur l’Attitude des Forces Armées. Selon elle, ceux qui choisissent de quitter le service invoquent le plus souvent « l’impact de la vie militaire sur la vie familiale et personnelle ainsi que les opportunités en dehors des Forces Armées ».
Cette réponse intervient suite à des interrogations concernant la baisse des effectifs entraînés à temps plein dans la Royal Navy, les Royal Marines, la Royal Air Force et l’Armée de Terre sur l’année jusqu’au 1er octobre 2025. Bien que les effectifs globaux soient désormais stabilisés, le ministère reconnaît que les défis en matière de fidélisation persistent dans tous les corps.
Louise Sandher-Jones a affirmé que le gouvernement « se réjouit d’inverser la tendance à la baisse », tout en soulignant « qu’il reste encore du travail à accomplir » pour s’attaquer aux causes profondes des départs du personnel.
Elle a détaillé un ensemble de mesures visant à améliorer à la fois le recrutement et la rétention, parmi lesquelles l’accélération des procédures pour les anciens militaires souhaitant réintégrer les forces, la mise en place de ce qu’elle a qualifié de « plus forte augmentation de salaire depuis des décennies », ainsi que la suppression de « 100 politiques de recrutement obsolètes ».
La ministre a également évoqué le projet de loi visant à instituer la première figure du Commissaire des Forces Armées au Royaume-Uni, dont l’objectif sera d’améliorer les conditions de vie dans les services et d’offrir une surveillance indépendante renforcée des conditions auxquelles le personnel est confronté.