Les forces russes ont subi de lourdes pertes lors d’une contre-attaque manquée près de Dobropillija, au nord de Pokrovsk. Ce matin, une importante frappe de missiles a été lancée sur l’Ukraine, faisant au moins une victime civile, une femme, à Kiev.
Hier, un assaut mécanisé russe massif contre Dobropillija a été repoussé, causant des pertes considérables à l’armée russe. Selon le rapport de l’état-major ukrainien, les forces russes ont perdu 1 420 hommes, 20 véhicules blindés de transport de troupes ou de combat d’infanterie, 8 chars, 113 véhicules de transport, 23 obusiers ainsi qu’un lance-roquettes inhabituel.
Ce matin, un vaste bombardement russe est en cours, impliquant non seulement des drones-suicides Shahed mais aussi des missiles de croisière provenant de l’aviation stratégique. Il est confirmé qu’au moins une femme a été tuée à Kiev, tandis que trois autres personnes ont été blessées.
Les explosions ont également été rapportées dans plusieurs villes de l’ouest de l’Ukraine, telles que Rivne, ainsi que dans des localités des régions d’Ivano-Frankivsk et de Tcherkassy, indiquant que cette vague de frappes vise principalement la partie occidentale du pays.
Sans surprise, la Russie a rejeté toute proposition de cessez-le-feu pour les fêtes de Noël.
La question de la diffusion de l’information dans un régime autoritaire est cruciale : selon un article du Financial Times, Vladimir Poutine reçoit des rapports déformés sur le déroulement de la guerre, alimentant une perception biaisée de la situation. Cela entraîne une mauvaise évaluation de la réalité sur le terrain et retarde la possibilité de négociations ou de concessions.
Le vice-président américain a signalé en octobre qu’il existait un « décalage fondamental dans les attentes » : les Russes pensent souvent qu’ils réussissent mieux militairement qu’en réalité, ce qui complique toute transaction diplomatique. Keir Giles, expert de la Russie au Chatham House, souligne que cette désinformation a un impact externe, convainquant notamment certains cercles politiques occidentaux d’une victoire russe rapide.
En Russie, la censure et le contrôle des médias d’État, ainsi que les restrictions d’accès à Internet, privent aussi la population russe d’informations fiables sur le conflit, confortant le régime dans ses illusions de succès.
Dans une dictature, l’information remonte filtrée et déformée en fonction de ce que le pouvoir souhaite entendre : plus on s’élève dans la hiérarchie, plus les données sont faussées. Cette dynamique explique en partie la fermeté actuelle de Moscou face aux appels au cessez-le-feu, dans la conviction erronée que les forces russes dominent sur le terrain.
Enfin, il est à noter que la couverture médiatique internationale varie largement. Les médias de pays comme l’Allemagne, la France ou ceux de la sphère anglo-saxonne disposent de ressources plus importantes pour un reportage sur le terrain, tandis que la presse suédoise, par exemple, doit souvent s’appuyer sur des dépêches et reprises d’agences, ce qui peut limiter la profondeur de l’analyse et la qualité de l’information diffusée.