Les médias d’État syriens rapportent qu’un bombardement mené par les forces kurdes a causé la mort d’une personne à Alep, lundi, à la suite d’affrontements éclatés entre les forces gouvernementales et les quartiers à majorité kurde de la ville. Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de ces violences.
« Un civil a été tué lors d’un bombardement des Forces démocratiques syriennes (FDS) au moyen de tirs de mortiers et de lance-roquettes sur plusieurs quartiers d’Alep », a indiqué l’agence officielle SANA, faisant référence aux FDS, soutenues par les États-Unis et dirigées par les Kurdes.
Le ministère syrien de l’Intérieur a précisé que les forces kurdes avaient attaqué du personnel gouvernemental aux points de contrôle mixtes situés dans les quartiers de Sheikh Maqsud et Ashrafiyeh, majoritairement kurdes, dans le nord de la ville.
Les autorités ont également rapporté que deux membres des forces gouvernementales, trois agents de la défense civile ainsi que plusieurs civils avaient été blessés.
De leur côté, les FDS ont accusé des « factions affiliées au gouvernement intérimaire » d’avoir mené une attaque contre leurs positions.
Selon elles, deux agents de sécurité kurdes ainsi que cinq civils ont été blessés dans une « attaque en cours » sur les quartiers de Sheikh Maqsud et Ashrafiyeh, impliquant l’utilisation de « mortiers et d’armes lourdes ».
En octobre dernier, la Syrie avait annoncé un cessez-le-feu global avec les forces kurdes, à la suite d’affrontements meurtriers dans ces districts, qui ont vu à plusieurs reprises une recrudescence des tensions.
Alep est sous l’autorité des nouvelles autorités islamistes syriennes depuis la chute de l’ex-dirigeant Bachar al-Assad en décembre de l’année dernière.
Cependant, les quartiers de Sheikh Maqsud et Ashrafiyeh restent contrôlés par des unités kurdes affiliées aux FDS et aux forces de sécurité intérieure kurdes, l’Asayish, malgré le retrait officiel des FDS en avril dernier, dans le cadre d’un accord de désengagement conclu avec le gouvernement.