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Lors d’un exercice de routine de la Marine pakistanaise le 16 décembre 2025, un avion de patrouille maritime ATR-72 RAS-72 Sea Eagle a subi une coupure totale de ses communications par une source non identifiée. Cet appareil bimoteur turbopropulseur, réputé pour ses capacités avancées de surveillance et de lutte anti-sous-marine, tentait d’établir une liaison tactique avec un patrouilleur extracôtier de la classe Yarmook lorsque l’incident s’est produit. Cette perturbation a affecté des systèmes critiques, notamment la liaison de données tactique Link Green et la suite de communications satellitaires, indispensables pour la coordination au-delà de la ligne de vue avec les unités de surface.

Le RAS-72 Sea Eagle, exploité par le 29e escadron de la Marine pakistanaise, constitue un élément clé de la connaissance du domaine maritime national. Équipé de capteurs modernes tels que le radar AESA Leonardo SeaSpray, des systèmes électro-optiques et des moyens de guerre électronique, cet avion joue un rôle majeur dans la surveillance des vastes étendues de la mer d’Arabie, la lutte anti-sous-marine, ainsi que le soutien aux opérations de la flotte. Les patrouilleurs extracôtiers de la classe Yarmook, construits par Damen Shipyards et récemment mis en service, complètent ces missions grâce à leurs capacités polyvalentes axées sur la patrouille, la lutte antipiraterie et la sécurité maritime.

Les rapports émanant d’observateurs de la défense et des réseaux sociaux indiquent que ce brouillage était à la fois complet et ciblé, isolant temporairement l’avion de son partenaire de rendez-vous prévu. Bien que l’exercice se soit poursuivi sans escalade supplémentaire, cet événement a soulevé des questions sur les vulnérabilités des réseaux de communication navale, en particulier dans un contexte régional où la guerre électronique prend une importance croissante. Les autorités de la Marine pakistanaise n’ont pas publié de déclaration officielle, mais des sources internes font état d’une révision en cours visant à évaluer la sophistication de cette interférence ainsi que ses origines possibles.

Ce cas illustre la nature évolutive des menaces maritimes, où les outils non cinétiques comme le brouillage électronique peuvent perturber les opérations aussi efficacement que les armements conventionnels. Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues dans la région de l’océan Indien, ces incidents soulignent l’importance de systèmes de commandement et de contrôle résilients pour les marines modernes. Alors que le Pakistan continue de moderniser sa flotte avec des équipements tels que le Sea Eagle et d’autres plateformes récentes, ce type d’événement rappelle la dimension invisible des affrontements qui se jouent parallèlement aux exercices classiques. Les implications complètes de cet incident restent encore à préciser, mais il alimente déjà les débats parmi les analystes sur l’avenir des contre-mesures électroniques en guerre navale.