Ferguson Marine souhaite clairement distinguer les défis techniques rencontrés lors de la construction du navire MV Glen Rosa des enjeux plus larges liés à l’avenir du chantier naval. Le groupe a présenté un plan détaillé de réformes internes et un programme de modernisation destiné à restaurer ses capacités à long terme.
Dans une lettre adressée au Comité du Parlement écossais chargé du Net Zéro, de l’Énergie et des Transports, le directeur général Graeme Thomson a insisté sur l’importance de ne pas confondre les difficultés techniques spécifiques au Glen Rosa avec la performance globale de Ferguson Marine.
« Il est essentiel de bien séparer les défis techniques propres au Glen Rosa de la performance générale de Ferguson Marine, » a écrit M. Thomson. « Bien que ces revers aient mis en lumière des problèmes systémiques anciens dans nos opérations, ils ne déterminent pas notre trajectoire. »
La lettre souligne que les difficultés rencontrées lors de la construction ont révélé des problèmes structurels profonds, antérieurs à la direction actuelle, et ne sont pas simplement des échecs isolés de projet.
Selon M. Thomson, les sept derniers mois ont été consacrés à la stabilisation et à la réforme de l’entreprise. « Au cours de cette période, nous avons réalisé des avancées substantielles », détaille-t-il, évoquant les efforts en cours pour renforcer l’engagement des parties prenantes, réorganiser la structure interne et repenser les fonctions de planification et de livraison.
Le chantier a également mis en place une « gouvernance rigoureuse des risques » et amélioré la discipline des rapports, tout en recrutant de manière ciblée afin de combler les lacunes en compétences. Le développement des ressources humaines fait l’objet d’une priorité, avec des investissements dans la formation pour renforcer les savoir-faire dans des disciplines clés.
« La transformation culturelle constitue un axe central de la reprise, » précise la lettre. « La transparence et la responsabilité sont désormais ancrées à tous les niveaux, appuyées par un dialogue régulier avec les acteurs concernés et les représentants syndicaux. »
Dans sa vision à long terme, le directeur général présente un ambitieux programme de modernisation, porté par le soutien du gouvernement écossais. « Avec l’appui du gouvernement, nous allons lancer une démarche ambitieuse de modernisation qui redéfinira l’avenir de Ferguson Marine, » affirme Graeme Thomson.
Ce programme prévoit notamment l’adoption de « systèmes numériques de contrôle de production de pointe », l’implémentation des principes de la fabrication allégée (lean manufacturing), ainsi que l’intégration de solutions ERP (Enterprise Resource Planning) et PLM (Product Lifecycle Management) pour optimiser l’ensemble des opérations du chantier.
Ces évolutions visent à corriger les inefficacités récurrentes et à reconstruire les fondations de l’entreprise. « La mise en œuvre de ces améliorations, couplée à la livraison du MV Glen Rosa, nous permettra de refermer ce chapitre difficile de l’histoire de Ferguson Marine, » conclut-il, « et de reprendre la production de navires Clydebuilt de classe mondiale dont l’Écosse peut être fière. »
Cet engagement marque un tournant pour ce chantier naval public, déterminé à dépasser ses récentes difficultés et à se repositionner comme un acteur crédible et moderne de la construction navale.