Un traceur GPS d’origine chinoise a été découvert attaché à une mouette près de la côte de Karwar, dans le district d’Uttara Kannada, non loin d’une zone navale sensible. Cette trouvaille a déclenché une enquête lancée par les services de sécurité et les autorités forestières.
Les premiers éléments indiquent toutefois une utilisation à des fins de recherche scientifique plutôt qu’à des activités d’espionnage. La police de Karwar a confirmé que le dispositif a été repéré mercredi lorsqu’un habitant a observé une mouette portant une balise inhabituelle dans les environs du jardin Thimmakka, à proximité de la plage. Inquiets, les témoins ont rapidement alerté la section marine du Département des forêts.
Les agents forestiers envoyés sur place ont capturé l’oiseau en toute sécurité et examiné le traceur. Il portait des inscriptions rattachées au Research Centre for Eco-Environmental Sciences de l’Académie chinoise des sciences, ce qui suggère un usage dans le cadre d’études écologiques et académiques.
“Le traceur semble avoir été installé afin d’étudier les déplacements, les habitudes alimentaires et les routes migratoires des mouettes. À ce stade, il n’existe aucune preuve d’une quelconque activité d’espionnage,” a précisé la police, tout en soulignant que la vigilance reste de mise en raison de l’importance stratégique de cette zone côtière.
La mouette a été transférée au bureau de la division marine forestière pour y être observée. Parallèlement, les autorités tentent de contacter officiellement l’institut de recherche afin d’obtenir des précisions sur l’origine, la période et l’étendue du programme de suivi.
Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident survient dans cette région. En novembre dernier, un aigle de mer équipé d’un dispositif similaire avait été repéré près du port de Baithkol, également à Karwar. Là encore, il s’agissait d’un projet lié à la recherche sur la faune sauvage.
Cependant, la proximité de la base navale INS Kadamba — l’une des installations les plus stratégiques de la marine indienne — ravive les inquiétudes quant à la potentielle exploitation de données sensibles sous couvert de recherche scientifique.
“Si l’utilisation de traceurs GPS pour le suivi de la faune est une pratique scientifique courante à l’échelle mondiale, la localisation précise où ce spécimen a été trouvé impose une vérification rigoureuse par plusieurs agences,” a souligné la police.
Les suites de l’enquête dépendront notamment des réponses apportées par le centre de recherche concerné ainsi que des analyses techniques concernant les capacités de transmission de données du dispositif.