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Six mois après l’opération Sindoor lancée par l’Inde en réponse au terrorisme parrainé par le Pakistan, l’image d’invincibilité des armes chinoises fournies à Islamabad commence à s’effriter face aux faits. Ce qui était autrefois présenté comme une démonstration de la puissance militaire de Pékin est désormais remis en question par des observateurs neutres, ainsi que par des analystes et experts en défense en Europe et aux États-Unis.

Initiée début mai 2025, suite à l’attaque terroriste de Pahalgam qui avait fait 26 victimes, l’opération Sindoor s’est transformée en un conflit bref mais intense. Les frappes de précision indiennes ont révélé des failles majeures dans le dispositif de défense aérienne pakistanais, fortement dépendant de systèmes chinois tels que le HQ-9, le HQ-16 (également connu sous le nom LY-80) et les roquettes guidées de la série Fatah.

À l’issue des quatre jours d’échanges hostiles, les images satellites et les évaluations post-conflit ont montré que les missiles, drones et armes à longue portée indiens avaient pénétré profondément le territoire pakistanais avec une impunité notable. Plusieurs sources, dont des médias réputés américains, ont confirmé les dégâts subis par au moins six bases aériennes pakistanaises, avec des pistes cratérisées, des hangars détruits et des infrastructures critiques endommagées sur des sites comme Bholari, Sargodha, Nur Khan, entre autres. Les frappes indiennes n’ont pas seulement ciblé initialement les infrastructures terroristes, mais se sont étendues aux actifs militaires dans une opération de représailles, paralysant radars et centres de commandement. Malgré des chiffres variables, les analyses indépendantes soulignent que de nombreuses bases aériennes pakistanaises ont subi des impacts majeurs, perturbant leurs opérations et précipitant un cessez-le-feu le 10 mai.

Au cœur du dispositif défensif pakistanais figuraient des systèmes fabriqués en Chine, vantés de longue date comme des technologies de pointe. Le HQ-9, souvent comparé à des équipements occidentaux ou russes avancés, et le système à moyenne portée HQ-16, ont été largement déployés pour protéger des installations clés. Pourtant, ces plateformes ont échoué à intercepter un nombre important de menaces indiennes, notamment des missiles supersoniques BrahMos, des missiles de croisière SCALP, ainsi que des munitions planantes. Plusieurs analyses, notamment dans la presse indienne et divers laboratoires de réflexion en défense, ont mis en lumière un déficit de performance, renforcé par des tactiques sophistiquées de guerre électronique et de brouillage qui ont rendu l’intégration de la défense aérienne pakistanaise inefficace. De même, les roquettes guidées Fatah, inspirées de modèles chinois, ont été critiquées pour leur faible précision et leur impact limité lors des ripostes pakistanaises.

Ce résultat a suscité une réévaluation chez les observateurs internationaux. Les analystes européens et américains, après examen des données satellitaires et des rapports de terrain, ont souligné le décalage important entre les capacités annoncées de ces systèmes et leurs performances réelles. Les équipements chinois, qui représentent plus de 80 % des importations d’armement récentes du Pakistan, ont peiné à faire face à une combinaison de technologies indiennes, occidentales et russes. Des rapports issus des services de renseignement australiens ont également pointé du doigt les limites des architectures intégrées chinoises face à des tactiques avancées de suppression électronique. Ces conclusions posent de sérieuses questions sur la fiabilité des exportations militaires de la Chine dans des scénarios de haute intensité, avec des implications qui dépassent largement la région sud-asiatique.