En novembre 2025, l’activité spatiale concernant le Royaume-Uni est restée soutenue, avec une hausse des alertes de collision pour les satellites britanniques, malgré une baisse du nombre de réentrées dans l’atmosphère terrestre, selon un rapport gouvernemental récent.
La mise à jour mensuelle, publiée par le National Space Operations Centre en collaboration avec l’UK Space Agency, le Ministère de la Défense et le Met Office, couvre la période du 1er au 30 novembre. Elle indique que l’ensemble des services britanniques de surveillance et de protection spatiale ont fonctionné normalement tout au long du mois.
Le nombre d’objets réentrant dans l’atmosphère terrestre a diminué de 20 % par rapport à octobre, avec 43 événements enregistrés en novembre contre 54 le mois précédent. Parmi ces objets, 34 étaient des satellites et neuf des étages de fusées. Cette tendance s’inscrit dans une baisse plus large observée depuis le début de l’année, lorsque les réentrées mensuelles dépassaient les 100.
En revanche, les risques de collision ont légèrement augmenté. Le nombre d’approches rapprochées impliquant des satellites sous licence britannique a progressé de 3 % par rapport au mois d’octobre, avec 2 472 événements potentiels de collision détectés sur les 30 jours précédents. Cette hausse est attribuée à un nombre accru d’interactions entre les satellites britanniques et d’autres engins spatiaux ou débris.
La population totale d’objets en orbite a également continué de croître. Le nombre d’objets spatiaux enregistrés dans le US Satellite Catalogue a augmenté net de 246 en novembre, pour atteindre un total de 32 177. Les autorités précisent que ces chiffres peuvent faire l’objet de légères révisions en fonction des améliorations des méthodes de suivi.
Aucun nouvel incident de fragmentation ou de désintégration n’a été recensé durant le mois, évitant ainsi la création soudaine de nouveaux débris orbitaux.
Les conditions météorologiques spatiales ont été plus actives qu’en octobre, avec la survenue de tempêtes géomagnétiques, d’épisodes de radiation solaire et d’éruptions solaires. Ce type d’activité spatiale accrue représente un risque pour les satellites et les systèmes de communication, complexifiant les opérations des acteurs spatiaux.