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Le Royaume-Uni a réussi à démontrer un système avancé de radars en réseau et de fusion de capteurs multi-plateformes, marquant une étape majeure vers une détection plus rapide et précise des menaces aériennes, a annoncé le ministère de la Défense.

Cette avancée a été réalisée dans le cadre du Projet SIREN, dirigé par le Defence Science and Technology Laboratory (Dstl), et représente la première démonstration au Royaume-Uni d’un traitement avancé des signaux radar couplé à une fusion multisensorielle entre plusieurs plateformes. Ce projet soutient directement le développement des futures capacités britanniques de surveillance intégrée du domaine aérien.

Selon le Dstl, cette démonstration a permis de montrer comment les données issues de plusieurs radars peuvent être fusionnées pour créer une image quasi instantanée de l’environnement aérien et maritime, améliorant ainsi la conscience situationnelle et le suivi des cibles. Cette capacité devient d’autant plus cruciale que les menaces aériennes actuelles se complexifient et évoluent à des vitesses accrues.

Le Projet SIREN, acronyme de System for Integrated Radar Early-response Networking, a été financé par le programme de recherche du Chief Scientific Adviser et illustre l’approche « One Defence » définie par la Revue stratégique de la défense 2025. Le consortium est passé du concept à une démonstration en vol en seulement 15 mois, achevant une série d’essais de vol au large de la côte est de l’Écosse en mai 2025.

Un élément clé du projet réside dans l’utilisation d’une intégration basée sur le cloud pour fusionner les données provenant de capteurs répartis, reliant ainsi les plateformes aériennes aux stations au sol. Le Dstl souligne que cette avancée jette les bases d’une détection multi-plateformes étendue dans le secteur de la défense et appuie la mise en place du nouveau Digital Targeting Web britannique, conçu pour accélérer le transfert d’informations des capteurs vers les décideurs.

Ce projet a rassemblé des partenaires industriels et académiques tels que Leonardo, Igence Radar et Voyant, ainsi que des chercheurs de l’Université d’Édimbourg et de l’Université de Liverpool. Le Dstl a assuré la direction générale et technique, alignant innovation commerciale et académique avec les besoins opérationnels de la défense.

Le Dstl a souligné que le Projet SIREN illustre comment une collaboration renforcée entre gouvernement, grands donneurs d’ordres, PME et universités peut accélérer la livraison de capacités opérationnelles. Ce travail a généré de nouvelles propriétés intellectuelles et compétences techniques qui alimenteront les futurs programmes de défense.