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L’armée a annoncé l’identité de deux soldats de la Garde nationale de l’Iowa tués ce week-end lors d’une attaque en Syrie. Il s’agit du sergent William Nathaniel Howard, 29 ans, et du sergent Edgar Brian Torres-Tovar, 25 ans.

Tous deux étaient affectés au 1er Escadron du 113e Régiment de Cavalerie, 2e Brigade d’Infanterie de Combat, 34e Division d’Infanterie de la Garde nationale de l’Iowa, basée à Boone, dans l’Iowa.

Originaire de Des Moines, Torres-Tovar, ainsi que Howard, de Marshalltown, sont décédés samedi à Palmyre, en Syrie, des suites de « blessures subies lors d’un engagement avec des forces hostiles », précise un communiqué de l’armée. L’incident fait actuellement l’objet d’une enquête.

Les deux soldats ont été pris en embuscade par un tireur, présumé être un membre du groupe État islamique (EI/ISIS), selon une annonce du Commandement central américain (Centcom) samedi.

Au cours de cette « rencontre avec un leader clé » en Syrie, les deux soldats ainsi qu’un interprète civil américain ont été tués, tandis que trois autres membres de la Garde nationale de l’Iowa ont été blessés. Au moins deux soldats syriens ont également été blessés, a précisé le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur les réseaux sociaux.

« L’attaque a eu lieu alors que les soldats menaient une rencontre avec un leader clé. Leur mission s’inscrivait dans le cadre des opérations en cours de lutte contre l’EI et le terrorisme dans la région », a ajouté Sean Parnell.

La délégation se trouvait dans la ville de Palmyre, qui abrite une base militaire syrienne ainsi que des ruines romaines historiques, dans le cadre d’une campagne de dialogue avec le gouvernement intérimaire syrien. Le tireur, un agent de sécurité récemment recruté sur la base, a pris d’assaut une réunion entre responsables américains et syriens avant d’ouvrir le feu, a expliqué le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Nour al-Din al-Baba.

Cette attaque survient après la visite du président syrien Ahmad al-Sharaa à la Maison-Blanche en novembre dernier, illustrant la coopération croissante entre le nouveau gouvernement syrien et les États-Unis dans la lutte contre l’EI.

Samedi, le président Donald Trump a promis une « riposte très sévère ». Le tireur a été abattu par des « forces partenaires », selon les États-Unis. Depuis plusieurs mois, les forces américaines et alliées mènent des frappes aériennes et des opérations au sol régulières contre l’État islamique en Syrie, en Irak et en Somalie.

Après l’attaque, des avions de guerre américains ont survolé Palmyre toute la nuit. Des habitants ont rapporté avoir vu des A-10 Warthogs, qui sont toujours utilisés dans la lutte contre l’EI, voler à basse altitude en larguant des fusées éclairantes pendant que des forces américaines et partenaires effectuaient des recherches dans la ville. Des F-16 ont également été signalés dans la zone.

Plusieurs arrestations ont eu lieu au cours du week-end, selon le Syrian Observatory for Human Rights, une organisation de surveillance.