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Le projet britannique Brakestop, destiné à mettre en service un système de frappe longue portée à faible coût, progresse conformément aux attentes. Les réponses écrites publiées cette semaine confirment que ce programme reste « globalement dans les temps ».

Interrogé par le député conservateur James Cartlidge, le ministre de la Défense Luke Pollard a reconnu que le calendrier du programme était « très ambitieux dès le départ » mais a assuré que « les essais en vol sont globalement conformes au planning ». Dans une autre réponse, il a indiqué que le ministère de la Défense « n’a pas encore fixé de date précise pour la mise en service de Project BRAKESTOP », précisant que les contrats de production sont prévus pour 2026 après les essais à venir.

Brakestop vise à développer un « One-Way Effector (OWE) Heavy », capable de frapper des cibles situées à plus de 500 km depuis un lanceur terrestre mobile. Le ministère a laissé la porte ouverte à plusieurs solutions, acceptant tant des armes de type missile que des systèmes de frappe basés sur des drones, pourvu qu’ils puissent suivre des trajectoires balistiques ou des trajectoires de croisière à basse altitude, transporter une charge utile de 200 à 300 kg et opérer dans des environnements privés de GPS et contestés électromagnétiquement.

Selon les documents d’appel d’offres précédents, ce système devrait atteindre une vitesse d’environ 600 km/h, avec une cadence minimale de production de 20 unités par mois. Le coût unitaire visé est de 400 000 livres sterling par engin. Les exigences insistent sur la survie du système, sa rapidité de déploiement et sa capacité à fonctionner dans des conditions multispectrales et électromagnétiques sévères.

Initialement, les propositions industrielles devaient permettre une première démonstration de tir en 2025, suivie éventuellement d’une production en série peu de temps après. Les dernières réponses parlementaires précisent qu’en dépit de l’absence d’une date de mise en service validée, le ministère entend lancer les contrats de production dès l’année prochaine.

Luke Pollard a indiqué que davantage de détails seraient communiqués une fois les essais en vol terminés et une confiance suffisante acquise quant à la viabilité du système.